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Sénat : Dion a raison de bloquer la loi
Les Conservateurs dénoncent le fait que les libéraux retardent la réforme du sénat proposée.
Et les libéraux ont raison ! Rappelons que le projet conservateur limitera la durée du mandat des sénateurs (8 ans), ce qui peut se défendre. Ce n’est pas tant cet aspect qui me dérange que plutôt l’apparente élection dont il feront dorénavant l’objet… Apparente, je dis bien, puisqu’en l’absence de modification constitutionnelle, rappelons que le Parlement canadien ne peut à lui seul changer le processus de nomination.
En gros, on ferait voter les CanadienNEs sur les sénateurs qu’ils voudraient. Le Premier ministre s’engagerait alors à nommer les sénateurs selon le résultat des élections sénatoriales. C’est ti-pas superbe, ça ?
En apparence, certes, on pense patcher un problème de représentativité démocratique. Le problème, toutefois, c’est que le manque de représentativité des sénateurs est davantage GÉOGRAPHIQUE et DÉMOGRAPHIQUE que démocratique. Je m’explique.
Au Québec, on a 24 sénateurs. Les Ontariens aussi. Les Néo-Écossais ainsi que les Néo-Brunswickois en ont 10. L’Alberta et la Colombie-Britannique n’en ont que 6. Un sénateur britanno-colombien représente plus de 600 000 électeurs, tandis que qu’un sénateur québécois en représente seulement 300 000. Un sénateur albertain représente 495 000 électeurs tandis qu’un sénateur terre-neuvien en représente 85 000.
Ah ben, changeons ça, dîtes-vous ? Ça serait une bonne idée, mais une réforme du Sénat demande que le projet soit adopté par 7 parlements provinciaux en plus du parlement fédéral. C’est pas demain la veille, malheureusement. Dans un tel cas, dirons-nous, entre deux maux, il faut choisir le moindre.
Le projet conservateur aurait ceci comme conséquence : il rendrait les sénateurs imputables devant les électeurs. En ce moment, les Sénateurs ne peuvent pas bloquer pendant plus qu’un an un projet de loi de la Chambre des communes. De plus, ils ne peuvent pas se prononcer sur aucune question financière puisqu’ils ne sont pas élus. En fait, le Sénat est davantage une chambre de sages qu’une chambre de politiciens.
Quelles seraient les conséquences sur le pouvoir des sénateurs suite à une politisation du Sénat ? Nul ne le sait, mais ce qui est sur, c’est que toutes les conventions constitionnelles qui limitent actuellement l’influence du sénat… Ceci aurait pour résultat que le Canada aurait une nouvelle chambre élue où des politiciens imputables pourraient exiger, de par leur nouvelle légitimité les pouvoirs des députés de la Chambre des Communes… mais sans aucune représentation effective. C’est un peu comme si la ville de Québec avait autant de députés que la ville de Montréal..
Ainsi, comment peut-on justifier que la Nouvelle-Écosse ait davantage de sénateurs que l’Alberta, à cause de circonstances historiques ?
Que préférons-nous : une chambre élue qui accroiterait le sentiment d’aliénation de l’Ouest puisque ceux-ci se retrouveraient encore plus sous-représentés dans une chambre qui pourrait dorénanvant prendre des décisions, ou de rester avec une assemblée de sages, aussi anachronique puissent-elles être ?
Rendons-nous à l’évidence : sans une réforme constitutionnelle, toute réforme législative est dangereuse pour le Canada. Et pendant ce temps, Harper se targue d’avoir rempli une nouvelle promesse (à moitié, convenons-en) qui serait désastreuse pour le Canada et la représentativité de ses régions, mais que le PLC réussit à bloquer. Le PLC doit en porter l’odieux, mais au moins, il fait ce qu’il a à faire.
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Le député de Trois-Rivières et le dégel
Voici les états d’âme du député libéral de la circonscription provinciale de Trois-Rivières, M. André Gabias.
Il est important, pour la population (étudiante ou autre) de connaître l’opinion de son député à l’Assemblée nationale sur une question politique discutée ou adoptée par son gouvernement.
Je trouve nécessaire et utile de vous livrer mon opinion sur une question importante pour l’avenir du Québec et de ses citoyens(nes) : « Comment gagner de la vitesse dans la course du savoir, gel ou dégel des frais de scolarité? »
Notre gouvernement avait pris l’engagement, lors de la campagne électorale de 2003, de maintenir durant son premier mandat le gel des frais de scolarité, engagement que nous avons tenu. Il faut dire que le gel des frais de scolarité s’est installé paisiblement dans la pensée des divers gouvernements élus depuis 1996.
Une tentative, maladroite diront certains, de modifier le programme de prêts et bourses en 2004 a sans aucun doute mis en lumière (1) le sous financement des établissements postsecondaires au Québec par rapport à ceux du reste du Canada et (2) la difficulté de corriger le tir sans risquer de fragiliser l’accès aux études postsecondaires pour tous(tes) au Québec.
Sur le plan gouvernemental, qu’en est-il de cette question?
Suite au rapport Gervais, déposé en 2005, le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, monsieur Jean-Marc Fournier, a demandé à des experts de lui fournir des recommandations sur le financement de l’éducation pour le printemps prochain. Ainsi, la discussion sur la question du financement pour notre gouvernement n’est certainement pas complétée et une nouvelle politique à cet égard encore moins adoptée.
La gratuité scolaire (550 millions supplémentaires récurrents), proposée récemment par l’Institut de recherche et d’information socioéconomique, est, en regard de notre capacité de taxer davantage les citoyens, une proposition qui ne peut, selon moi, tenir la route. Par contre, la solution pour repositionner avantageusement les établissements d’enseignement postsecondaire au Québec par rapport au reste du Canada ne passe pas non plus par un simple dégel des frais de scolarité.
La récente annonce du ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport, monsieur Jean-Marc Fournier, quant au rehaussement du financement des établissements postsecondaires et la modification de son mode de partage, améliore sans aucun doute le positionnement de l’Université du Québec à Trois-Rivières (un montant additionnel de 6,5 millions récurrents pour l’UQTR).
Le député, qu’en pense-t-il ?
Notre gouvernement et le gouvernement canadien devront forcément investir davantage dans nos universités si le Québec et le Canada veulent demeurer dans la course du savoir et de la recherche à travers le monde.
Je suis également d’avis, compte tenu de l’état des finances publiques et de la capacité de payer des citoyens(nes) du Québec, qu’il puisse être nécessaire d’envisager d’augmenter raisonnablement la contribution des étudiants(es). Cette modification devra se faire en même temps qu’une participation accrue du gouvernement fédéral dans le financement des universités et d’une amélioration de celui-ci par notre gouvernement. Le résultat des discussions sur cette question avec le gouvernement du Canada sera sans aucun doute crucial à cet égard.
De plus, toute augmentation des frais de scolarité obligera une amélioration à notre régime de bourses destinées aux étudiants(es) universitaires dont la situation deviendrait précaire, évitant ainsi le risque que les études supérieures ne deviennent accessibles qu’aux personnes issues de milieux aisés.
Voilà les paramètres que j’entends défendre à titre de député de Trois-Rivières sur une question névralgique, tout autant pour l’avenir du Québec et de ses institutions postsecondaires que pour ses citoyens(nes) et étudiants(es).
André Gabias, député de Trois-Rivières
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Je dois avouer que son discours me plaît à une nuance près : il n’iniste pas assez, selon moi, sur l’importance qu’un dégel “raisonnable” (c’est la traduction que je fais de son communiqué) ne doit en aucun cas aggraver le contingentement économique de l’éducation post-secondaire. De plus, on ne saurait, M. Gabias, croire que l’accessibilité aux études puisse être améliorée si un dégel se répercute par une augmentation de l’endettement étudiant. En ce sens, une révision majeure de l’aide financière en serait une vaine si elle ne vise qu’à augmenter les prêts sans penser aux bourses. Il faut de plus déplafoner la contribution parentale. Ainsi, un jeune provenant d’une famille gagnant 50-60 000$ (ce n’est pas tant) ne peut espérer recevoir une Aide financière à ses études et ce, même si ses parents décident de ne pas l’aider.
Un débat se fera sur la question vendredi lors de l’Assemblée générale spéciale de la Confédération des associations étudiantes de l’Université Laval (CADEUL) ainsi que le lendemain lors du Conseil général du Parti libéral du Québec, à Québec.
À suivre.
5 comments Lundi, 12 février 2007
La petite fille qui différencie le bien du mal
4 comments Lundi, 12 février 2007
Manque de jugement
Ensuite, il y a eu la tente. Oui, il a trouvé après coup que c’était de mauvais goût. Il reste qu’avant de s’embarquer dans tout ça, il aurait du s’informer. Ce n’est pas si grave, ça ne l’empêcherait pas de gouverner un gouvernement (quoique je le verrais bien négocier avec Georges Bush et Stephen Harper afin de faire reconnaître une hypothétique sécession du Québec. Malgré tout, cela dénote encore un manque de jugement.
Ensuite, il y a eu cette tournée pathétique, la semaine passée, où il livrait ses états d’âmes sur sa noble famille et où il était presque en train de supplier les Québécois de l’aimer encore un peu… Encore là, c’est pas trop de jugeotte.
C’est préoccupant de voir un chef de parti tant contesté et avec si peu de jugement qui a des chances de devenir Premier ministre. À suivre.
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Accomodements raisonnables
Enfin ! OUI ! Je jouis ! Le gouvernement Charest a décidé d’instituer une Commission d’enquête sur les accomodements raisonnables. Bon, je vois déjà ces hordes d’adéquistes vanter la vision de leur démagogique leader, qui en parle beaucoup et ne dit rien. Laissons les Québécois parler et des experts se pencher sur la question. Tous les QuébécoisEs pourront déposer des mémoires (ce que j’aimerais pouvoir faire en tant que citoyen)… qui sait…
3 comments Vendredi, 9 février 2007
Frais de scolarités : le mouvement étudiant se déchire entre gel et gratuité scolaire
Article écrit sous ma plume pour le journal des étudiants en droit de l’Université Laval, Le Verdict.
Les étudiantEs fourbissent leurs armes à l’approche de l’élection provinciale prévue pour ce printemps. La question des frais de scolarités sera au Québec un enjeu majeur pour les associations étudiantes, tant collégiales qu’universitaires. C’est ainsi que, surmontant son instinct auto-destructeur, plus de soixante représentantEs du mouvement étudiant québécois se sont réunis les 26-27-28 janvier dernier au Cégep de Chicoutimi dans le cadre d’une assemblée informelle afin de discuter d’enjeux qui les préoccupe.
Dès le vendredi soir de l’Assemblée, de nombreux et nombreuses étudiantEs militantEs des associations étudiantes d’environ une quinzaine de cégeps et d’une dizaine d’universités, dont la CADEUL, arrivaient de partout au Québec. Opération : bière et « jambonnage ». On prépare le terrain pour les discussions du lendemain. « La politique se fait toujours autour d’une bière, » lance, sourire en coin, un participant sous le couvert de l’anonymat
Les associations présentes se partageaient entre pro-gratuité ou pro-gel des frais de scolarité (Marie-Victorin, qui prône le salaire étudiant, est l’exception qui confirme la règle). Leur adhésion à l’une ou à l’autre de ces positions est le plus souvent déterminée par leur affiliation à une fédération étudiante (FECQ/FEUQ) ou à l’ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante). Les premiers, plus pragmatiques, semblent davantage pencher pour un gel, tandis que l’ASSÉ, plus radicale, et ses associations revendiquent la gratuité scolaire, qu’elles chiffrent à 550 M$.
« L’éducation est un droit. On a les moyens de la gratuité, et si on veut l’avoir, il va falloir se battre », lance d’emblée Philippe Gauvin de l’ASSÉ. « Depuis son adoption, le gel n’a été perçu que comme un plaster », renchérit David Clément, VP-externe de l’association de l’UQO. À tout le moins, dit-il, « le gel doit exister dans une perspective de gratuité scolaire, pas pour l’augmenter quelques années plus tard. (…) La CSN et la FTQ nous appuient là-dessus. » « Faisons payer les compagnies privées qui envoient des millions dans les paradis fiscaux.», plaide Marie-Ève Bourassa du Cégep de Marie-Victorin, « on a les moyens d’avoir la gratuité. »
« Avec une position de gel, on a davantage de potentiel pour mobiliser le maximum de gens possible », réplique Pierre-Élie Hupé le président de l’association étudiante du Cégep de Beauce-Appalaches, affiliée à la FECQ. « Le gel est devenu une priorité dès le moment où il y a eu une menace de dégel », souligne Geneviève Bond-Roussel coordonnatrice de l’association de Rosemont, elle aussi membre de la FECQ. « À Rosemont, notre priorité était le sous-financement du réseau post-secondaire, mais dès le moment où le dégel ne sera plus une menace, on préférait qu’il y ait un réinvestissement dans la qualité d’abord. » « Si on veut combattre le dégel, il est plus efficace de prôner le gel, malgré les contraintes idéologiques que cela nous impose, pour certains, » argumente pour sa part Nicolas Fontaine, président de la CADEUL.
Grèves et manifestations
De nombreuses associations prévoient déjà de faire quelques manifestations pour maintenir la pression sur ce dossier, malgré l’épée de Damoclès que constitue la Loi 142. Cette loi, adoptée en décembre 2005 afin de fixer les conditions de travail des employés de la fonction publique, prévoit de lourdes amendes pour une association, un administrateur ou un individu qui empêche la prestation d’un service public. Certains doutes subsistent toutefois quant à son application aux étudiantEs.
Ainsi, l’Université McGill conviait les associations à manifester le 7 février afin de réclamer une baisse des frais de scolarités partout au Canada. L’ASSÉ prévoit également une manifestation le 29 mars pour la gratuité scolaire.
Les politiciens
Étant ceux qui, ultimement, trancheront ce débat (pour un temps, du moins), plusieurs associations prévoient faire des pressions sur les éluEs et les candidatEs afin que ceux-ci prennent position. L’ASSÉ, toutefois, dit préférer le « syndicalisme de combat » plutôt que ce qu’elle appelle « le lobbying corporatiste ».
Parmi les autres sujets qui ont été abordés par les participantEs, notons les questions concernant l’environnement, la baisse de l’effectif étudiant en région, les problématiques reliées à la conciliation étude-famille et bien sur l’inévitable débat sur les relations entre les différentes factions irréconciliables du mouvement étudiant.
Un droit ?
Pour beaucoup de militantEs étudiantEs, la question des droits de scolarités doit s’orienter autour de la conception que l’éducation, à tort ou à raison, serait un droit. Cette conception n’est pas toutefois pas partagée par tous les étudiants, qui accepteraient de contribuer un peu plus au système d’éducation. Dans ce contexte, il nous appartient de décider, en tant que membre de l’AED, quelle sera notre position. Notre formation nous prépare à être des « acteurs/actrices de changement social » et c’est à ce titre que, en tant que citoyens et futurs juristes, nous devons prendre position. Parlons-en, réfléchissons, en tant mieux si on fait ça autour d’une bière !
6 comments Mardi, 6 février 2007
Les conservateurs et l’environnement
Les objectifs sont irréalistes ?, disent les conservateurs
Qu’attendent les conservateurs pour établir une bourse du carbone ? Évidemment qu’il est impossible pour le Canada, même sous un gouvernement libéral, d’atteindre les objectifs de Kyoto d’ici 2012, maintenant que les conservateurs sont là pour encore au moins 6 mois. Sauf que nous aurions déjà fait un grand pas en avant si nous établissions une bourse du carbone qui permetterait de vendre sur un marché mondial les droits d’émissions de polluer. Le PLC affirme d’ailleurs que des documents internes du gouvernement fédéral révèleraient que si les Conservateurs n’avaient pas sabrés dans tous les programmes destinés à l’environnement (près de 4 milliards depuis 2000, en plus de multiples autres initiatives tels ÉnerGuide), le gouvernement aurait atteint 80% de ses engagements en 2010… (voir source)
Davantage d’infos ? Allez voir sur Radio-Canada.ca et sur Wikipédia.
Les conservateurs ont été irresponsables et la venue d’élections le font prendre un douteux virage vert. Ils n’ont, jusqu’à présent, que rattrapé ce qu’ils ont démolis.
6 comments Mardi, 6 février 2007
Chut !
Chut. L’état d’urgence est sur le point d’être décrété. Les maléfiques ethnies, celles qui s’affirment et qui nous empêche de nous affirmer sont sur le point de revoir la monnaie de leur pièce. Bientôt, le gouvernement mettra enfin ses culottes et nous seront finalement revenu sur le chemin de l’émancipation culturelle québécoise après une décennie de “courbage d’échine” et de sentiment minoritaire, nous allons enfin pouvoir contrer ces talibans qui envahissent notre culture.
Enfin, très chers amis, nous pourrons redécorrer nos sapins de Nowel. Enfin, très chers amis, nous pourrons cesser de voir nos femmes être excisée, lapidée et brulée vive avec de l’acide. Enfin, très chers amis, le gouvernement nous empêchera, pour notre bien, de remonter trop haut notre foulard pour nous protéger de ce froid aussi mordant que bienfaiteur.
Et tout les immigrants qui n’entreprendront pas dès la prochaine semaine une chirurgie pour devenir aussi blanc que Michael Jackson, des cours pour devenir aussi francophone que Pierre Falardeau et des sacrements pour devenir encore plus catholique que le Pape pourront s’en retourner chez eux. À ce qui paraît, c’est d’ailleurs mieux pour eux ailleurs puisqu’ils peuvent lapider leurs femmes.
Non mais réveillez-moi, est-ce vraiment ça, le Québec de 2007 ? Un Québec où les crétinistes intolérants sont intéressants aux yeux de la population ? Demander l’état d’urgence, l’intervention de l’armée et la suspension des libertés individuelles, C’EST QUOI ÇA ?
Vous savez quoi, ça me laisse sans voix. Oh oui, je pourrais bien déblatérer pendant des heures pour vous confier à quel point je trouve que le conseiller municipal d’Hérouxville André Drouin (voir son entrevue à Tout le monde en parle) est un n’importe quoi, mais ça ne vaut même pas la peine.
Non, au contraire, je pense que je vais me taire, sidéré par ce que j’entends depuis 1 mois sur les sois-disants accomodements raisonnables (qui se divisent entre décisions judiciares réfléchies et nounouries confondantes).
Donc, chut. Je n’entends plus rien. Qu’entends-je ? Rien. Nothing. Niente. ничего. Niech. Nada. Niets. τίποτα. Et en autant de langues qu’il faut pour accomoder raisonnablement tout le monde et tenter d’insuffler un quelque peu de bon sang, de sang froid et d’ouverture aux autres à ce Québec.
Add comment Mardi, 6 février 2007
Réviser la Charte canadienne ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…
33. (1) Le Parlement ou la législature d’une province peut adopter une loi où il est expressément déclaré que celle-ci ou une de ses dispositions a effet indépendamment d’une disposition donnée de l’article 2 ou des articles 7 à 15 de la présente charte.
(2) La loi ou la disposition qui fait l’objet d’une déclaration conforme au présent article et en vigueur a l’effet qu’elle aurait sauf la disposition en cause de la charte.
(3) La déclaration visée au paragraphe (1) cesse d’avoir effet à la date qui y est précisée ou, au plus tard, cinq ans après son entrée en vigueur.
(4) Le Parlement ou une législature peut adopter de nouveau une déclaration visée au paragraphe (1).
(5) Le paragraphe (3) s’applique à toute déclaration adoptée sous le régime du paragraphe (4).
Ceci, mes amis, c’est l’article 33 de la maléfique Charte canadienne des droits et libertés, qui prévoit que n’importe quel parlement peut déroger aux droits (comme la liberté de religon de l’article 2b) ).
Pour y déroger, il faut le faire par un texte de loi clair et qui n’est valide que pour 5 ans mais renouvelable.
Alors, pourquoi refaire la Charte alors que n’importe quel gouvernement pourrait, demain matin, suspendre complètement toute liberté de religion par une anodine loi ? Allez-y, dîtes-le que vous avec des culottes !
La réalité, c’est qu’au Québec, on ne l’a utilisé que deux fois, à ma connaissance. La première fois, c’est René Lévesque qui avait fait déroger toutes les lois québécoises de la Charte canadienne (Voir la Loi concernant la Loi constitutionnelle de 1982, L.Q. c. L-4.2), et la seconde fois, ce fut lorsque Robert Bourassa a fait passer sa loi sur l’affichage en français et où il a dérogé de la liberté d’expression.
Alors, vas-y Mario, utilise-là la clause dérogatoire ! C’est plus facile mais moins vendeur que de proposer un changement constitutionnel… quasi-impossible.
Post-scriptum : ce billet fait bien sur référence à la demande des élus de St-Roch-de-Mékinac qui demande ni plus ni moins la révision de la Charte canadienne des droits et libertés. Par ailleurs, je vous invite à aller voir cet excellent article qui dégomme quelques mythes sur les accomodements raisonnables.
2 comments Dimanche, 4 février 2007
Boisclair marche sur des oeufs
Et c’est bien malgré lui. Alors que Jean Charest et Mario Dumont devrait être en train de critiquer le leadership d’André Boislcair, Gérald Larose, Bernard Landry et Victor-Lévy Beaulieu, soutenus pas des centaines de militantEs péquistes, se chargent de la job de bras. C’est tout simplement surréaliste qu’à 2 mois du déclenchement des élections, les péquistes trouvent des façons de se tirer dans le pied. Comment la population peut-elle ensuite faire confiance en un parti qui n’a même pas confiance en lui ?Si la tendance se maintient, et c’est mon humble avis, les libéraux auraient de fortes chances d’obtenir un second mandat. Pour beaucoup de péquistes, entendons-nous dire, ce sera l’occasion de changer de chef. Pourtant, André Boisclair n’a même pas perdu d’élections et, même s’il la perdait, il ne serait pas pire que Jean Charest qui a mordu la poussière en 1998.
Il est normal qu’un chef de parti passe par l’opposition. André Boisclair n’est, selon moi, manifestement pas prêt à devenir Premier ministre et, d’un point de vue idéologique, je ne souhaite pas qu’il prenne un jour le pouvoir. Mais si je peux communiquer quelques notions de pragmatisme qui ont toujours bien servis les libéraux : soyez patients, il va apprendre. Un chef, ça ne se change pas comme on change de sous-vêtements.
3 comments Vendredi, 2 février 2007
À l’action contre l’Action démagogique du Québec
Oui, l’action DÉMAGOGIQUE du Québec (ADQ). Mario Dumont est un politicien brillant qui a du flair politique. Sachant qu’il ne pourra pas gagner le coeur des Montréalais et des immigrants et qu’il ne pourra pas former le prochain gouvernement, il va au moins tenter de mousser sa campagne dans les régions du Québec, là où l’inexistence des accomodements raisonnables est proportionnelle à la déformation que peuvent en faire des médias.
Même chose à Québec. Même que ce matin, j’ai fait le saut en voyant un noir prendre l’autobus à partir de Lévis. C’est une réalité que l’on ne peut nier : le Québec des régions est encore francophone, catholique et blanc. La métropole est cosmopolite. À chaque coin de rue, on peut observer l’influence de l’immigration. Dans les milieux de travail aussi. On permet à des minorités religieuses de prendre un congé non rémunéré 3 fois par année pour pouvoir participer à une fête religieuse non-prévue par nos congés fériés; on a des horaires de baignade qui permettent d’accomoder certaines femmes plus pudiques, etc. Bref, on accomode dans la mesure de raisonnable, là où la concentration de population et les budgets le permettent. Par exemple, permettre à quelqu’un de s’absenter tous les vendredis où de faire sa prière dans un restaurant le midi en pleine heure d’achalandage, c’est un peu moins raisonnable. Mais on va laisser les juges en juger, eux, ils n’ont pas de votes à aller chercher.
Et voilà qu’on a le chef de l’Action démagogique du Québec qui dénonce le fait que des immigrants “venus d’ailleurs” nous impose “leurs valeurs” au détriment des “nôtres” (comme si tous les Québécois blancs catho-franco avaient les mêmes valeurs). La réalité, c’est qu’il y a une réelle cassure entre Montréal et le Québec des régions. Une cassure que l’Action démagogique du Québec tente d’exploiter à fond la caisse par des propos qui conforte la majorité blanche catho-franco dans sa PEUR de l’étranger (xénophobie), cet extrémiste religieux qui, selon certains individus que je nommerais pas (tousse-tousse : André Drouin) ne cherche qu’à lapider nos femmes, les voiler et manger des bébés.
Mais le pire dans tout ça, c’est que qu’est-ce que propose l’Action démagogique du Québec ? Hein ! CRISSEZ-MOI UN OSTI DE COMMENTAIRE POUR ME DIRE CE QUE L’ACTION DÉMAGOGIQUE DU QUÉBEC PROPOSE DANS LE TABARNAC DE DOSSIER DES ACCOMODEMENTS RAISONNABLES ???? UNE CÂLISSE DE CONSTITUTION SYMBOLIQUE DE MARDE QUI PUE L’ÉLECTORALISME CRASSE ET LA VISION À COURT TERME ! (Désolé, mais vous ne m’enlèverez pas mes sacres qui sont le témoin de NOS valeurs communes).
Mario Dumont et le conseiller municipal de Hérouxville André Drouin tentent de faire croire à la population du Québec qu’ils peuvent changer les deux chartes, le Code criminel, le partage constitutionnel des compétences et 25 ans de jurisprudence de la Cour suprême du Canada. Vous voulez que je vous dise quel serait l’accomodement raisonnable dans ce cas ? Ça serait de les laisser prêcher leurs CIBOÈRES d’inepties dans le désert.
Merci bonsoir et pardonnez les sacres.
9 comments Mercredi, 31 janvier 2007