Posts filed under 'Parti Québécois'

L’ironie bloquiste

J’écoutais tantôt à la Dissidence, les réactions du budget fédéral. On jasait en même temps quand soudain, le verdict du PLC et du NPD tombaient : ils allaient voter contre le budget. Dès ce moment, tous les yeux étaient rivés sur le Bloc québécois… allaient-ils l’appuyer ou pas ? Suspens… Oui. Ce n’était pas assez, mais suffisant.

C’est ironique car j’avais à mes côtés un collègue très impliqué dans la campagne péquiste qui souhaitait que le PQ dénonce “l’ingérence du fédéral dans la campagne électorale”. En gros, au lieu de présenter ça comme l’argent de tous les Québécois, il aurait voulu que le PQ qualifie le budget de dépense électorale non-comptabilisé.

Immédiatement, on voyait les conséquences d’une telle ligne : si M. Duceppe refusait, il se retrouvait en élections sans argent tout en laissant l’impression aux électeurs que les souverainistes ne seraient jamais satisfaits. S’il votait avec Harper, il aurait justifié la “dépense électorale injustifiée”.

André Boisclair et Duceppe ont toutefois été plus lucides : c’est bien, on le prends, mais il faut toujours attendre la souveraineté. Il reste qu’il est toutefois ironique de voir le parti de Duceppe appuyer un budget de droite comme celui de M. Harper, où l’argent va à la fois dans les armes et dans les provinces. On sait maintenant que le BQ sert à sauver la droite conservatrice.

Mais M. Duceppe ne voulait pas non plus précipiter une nouvelle campagne à Ottawa, alors qu’il pourrait bien être appelé en renfort très bientôt à Québec…

2 comments Mardi, 20 mars 2007

Minoritaire péquiste

Si la tendance se maintient, André Boisclair pourrait bien diriger un gouvernement minoritaire dès le 27 mars. C’est du moins ce que laisse entendre un sondage Léger Marketing [Erratum : Strategic Council-Globe and Mail-CTV].


Un gouvernement minoritaire péquiste répondrait aux deux préoccupations que j’ai eu durant la campagne : le financement de l’éducation post-secondaire et le maintien de son accessibilité par le gel des frais de scolarités seraient assurés par le PQ et le maintien du lien fédéral avec le Canada serait assuré par la majorité que constitueraient l’opposition libérale et adéquiste. Toutefois, on perdrait le leadership qu’a exercé le PLQ depuis 2003 via le Conseil de la fédération.

3 comments Samedi, 17 mars 2007

Des professions pour les riches

«Notre suggestion est de permettre aux universités de moduler les frais parce que le coût de formation d’un étudiant en littérature n’est pas le même que celui d’un étudiant en médecine. À l’intérieur de certains barèmes, on pensait que ça aurait pû être raisonnable et juste d’avoir une certaine modulation en fonction des disciplines»

Donc, si je comprends bien, seulement ceux qui sont plus riches pourraient poursuivre des études en médecine ou en génie et la littérature restera aux pauvres… et encore, après avoir doublé les frais de scolarités.

Je vais vous faire un aveu : je songe sérieusement à voter PQ… Je suis membre du PLQ depuis 2002 et ma carte sera à échéance en 2008… Je n’y aurais jamais cru, mais j’ai envie de punir le PLQ pour sa promesse irresponsable. Oui, des jeunes ne voteront pas PLQ à cause de leur position.

15 comments Vendredi, 2 mars 2007

Le sapin qu’on veut nous faire passer

Dorénavant, la queue du Q, transformé en sapin vert pour l’occasion de l’élection, entre plus directement dans le O qu’auparavant. Ceci n’est pas sans laissé certaines irritations à ceux qui ne comprennent rien aux jeux de sémantiques auxquelles se livre le Parti de l’option dont-on-ne-veut-pas-proncer-le-nom.

Pour mes ami-e-s du SPQ-libre, vous aurez remarquez que la queue vient encore plus de la droite qu’avant.

1 comment Lundi, 26 février 2007

Aux armes, citoyens !

Le candidat péquiste André Joli-Coeur a proposé, ni plus ni moins, d’envahir les champs de compétence fédéraux après l’élection du PQ (voir lien suivant). Suggestion : fonder un collège militaire sur le campus de l’Université Laval. Parions que Gilles Duceppe l’a avalé de travers, lui qui voulait des sous-marins et des James Bond avant tout chose.

2 comments Lundi, 26 février 2007

Un programme digne de notre folklore

Le programme du Parti québécois renoue avec une vieille tradition implantée depuis 1968 avec le Mouvement souveraineté-association de René Lévesque contourner l’idée de base : séparer le Québec du Canada.

Qu’on se le dise franchement : le PQ n’essaye pas de “cacher” son option comme certains voudraient bien nous le faire croire. Il est très bien écrit, gris à 90% sur blanc que le PQ veut “réaliser la souveraineté” du Québec. On ne joue pas dans l’ambiguïté.

Toutefois, la manoeuvre de Jean Charest, bien que lassante puisqu’on entend cette accusation aussi souvent qu’on voit le bonhomme carnaval une fois l’an, est toujours aussi efficace : le PQ veut vous passer un bateau.

Voyez, même moi qui étais tenté à moitié de voter pour le PQ ce matin je me suis reviré de bord lorsque je me suis rappelé que ce parti voulait faire un référen… pardon, une consultation populaire.

Le plus paradoxal, dans tout ça, c’est qu’on a un PQ qui doit plaire à sa base militante et parler de souveraineté, tandis que les Québécois sont toujours aussi peu réceptifs à l’idée de faire un référendum.

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Boisclair fait de l’éducation sa priorité

Cool ! Mieux vaut tard que jamais. Après avoir foutu la m**** dans le système de santé, André Boisclair s’attaque au système d’éducation. Peut-être serait-ce intéressant, juste pour mettre les choses en perspective, de donner deux chiffres : 600 millions et 660 millions.

Le premier chiffre, c’est les investissements du PQ en éducation entre 1994 et 2003. Le second, c’est les investissements du gouvernement du Parti libéral pour l’année 2006-2007.

Mieux vaut tard que jamais… pour tenter de se faire une crédibilité.

Add comment Mardi, 20 février 2007

Boisclair marche sur des oeufs

Et c’est bien malgré lui. Alors que Jean Charest et Mario Dumont devrait être en train de critiquer le leadership d’André Boislcair, Gérald Larose, Bernard Landry et Victor-Lévy Beaulieu, soutenus pas des centaines de militantEs péquistes, se chargent de la job de bras. C’est tout simplement surréaliste qu’à 2 mois du déclenchement des élections, les péquistes trouvent des façons de se tirer dans le pied. Comment la population peut-elle ensuite faire confiance en un parti qui n’a même pas confiance en lui ?
Et pourtant, Boisclair n’est pas si mauvais que ça, selon moi. Je ne suis pas d’accord avec beaucoup de ses idées (dois-je vous faire un dessin ?) mais ce qui est sur, c’est que peu importe ce qu’il dit et comment il le dit, il est soumis à la critique. Plus tôt cette semaine, à l’émission de Christiane Charette, André Boisclair pesait maladivement chacun de ses mots alors que se succèdaient les lettres qui lui disaient soit “soyez plus comme ça” ou “moins comme ça”.

Si la tendance se maintient, et c’est mon humble avis, les libéraux auraient de fortes chances d’obtenir un second mandat. Pour beaucoup de péquistes, entendons-nous dire, ce sera l’occasion de changer de chef. Pourtant, André Boisclair n’a même pas perdu d’élections et, même s’il la perdait, il ne serait pas pire que Jean Charest qui a mordu la poussière en 1998.

Il est normal qu’un chef de parti passe par l’opposition. André Boisclair n’est, selon moi, manifestement pas prêt à devenir Premier ministre et, d’un point de vue idéologique, je ne souhaite pas qu’il prenne un jour le pouvoir. Mais si je peux communiquer quelques notions de pragmatisme qui ont toujours bien servis les libéraux : soyez patients, il va apprendre. Un chef, ça ne se change pas comme on change de sous-vêtements.

3 comments Vendredi, 2 février 2007

Perfectionnisme extrême

Vous savez, je m’amuse beaucoup à rager contre les journalistes. Par exemple, dans Le Soleil de ce matin, le chef du PQ André Boisclair relevait que le % des dépenses publiques (ERRATUM : en santé) per capita au Québec par rapport à la moyenne canadienne était passée de 95 à 88%. Soit, après vérification, cette statistique fait du sens. Ce qui fait moins de sens, toutefois, c’est que Jean Charest, lors de l’élection de 2003, avait sorti la même statistique (qui a évolué depuis) contre Bernard Landry durant le débat des chefs.

M. Landry avait alors répliqué que le Québec pouvait dépenser moins en santé puisqu’il payait ses professionnels de la santé moins cher. Ainsi, un médecin moyen au Québec est payé 180 000$ au Québec comparativement à 230 000$ en moyenne au Canada, ce qui fait que les médecins québécois sont les moins bien rémunérés au pays. (voir source, p. 28)

Quel impact cela a-t-il sur les budgets du Ministère de la Santé et des Services Sociaux ? Je ne saurais le chiffrer ni faire une étude exhaustive sur la question puisque j’ai d’autres affaires à affairer. Mais je me permets toutefois de déduire que ce que M. Boisclair tente de communiquer, c’est qu’il compte augmenter le salaire des professionnels de la santé au Québec.

Ah oui, j’allais presque oublier ma conclusion : criss de journalistes politiques qui se contentent de gober la statistique tout rond pour ensuite étudier celles des sports pendant 10 pages.

3 comments Samedi, 13 janvier 2007


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