Posts filed under 'André Boisclair'

Jean le Solide, André l’Assuré et Mario le Perdu

Jean Charest a nettement réussi son pari : attaquer ses adversaires tout en défendant avec conviction son bilan. Il a certainement su impressionner l’auditoire avec la myriade de mesures qu’il a pris durant son mandat. Il avait toujours une réplique facile. Il est resté droit debout lorsque Mario Dumont l’a attaqué sur les centres d’hébergement en rappelant que le temps n’était pas aux commissions d’enquête mais bien à l’action. Il s’adressait directement aux téléspectateurs, ce qui aura surement plu à de nombreux Québécois.
Et il passait facilement au mode attaque. Ses attaques contre ses adversaires étaient très efficaces, surtout celles pointées sur M. Dumont. Il a bien mis en garde M. Dumont sur les conséquences de ce rapport no-where. M. Dumont aura a répondre de ce document si jamais il s’avère faux ou falsifié. Note : 8/10

André Boisclair semblait assuré. Il a attaqué M. Dumont sur la faiblesse de son programme d’une manière forte et incisive. Il a su le déstabiliser sur la question nationale, sur les perspectives financières du Québec, etc. Il a bien su mettre à l’avant-plan son programme durant ses présentations et passer à l’attaque.
Il a donné beaucoup de fil à retordre à Jean Charest sur l’éliminatioin de la taxe sur le capital de l’ordre de 350 M$; son interlocuteur n’a pas su quoi répondre. Il aurait pu toutefois dire pourquoi les étudiants veulent que les frais de scolarités restent gelés. Note : 8/10

Quant à Mario Dumont, il a été pitoyable. Il avait toujours sa phrase-choc à portée de main mais j’ose espérer que les Québécois ont su relever ses inepties. Que ce soit sur son arnaque de l’autonomisme, que ce soit sur l’arnaque de l’abolition des commissions scolaires ou que ce soit sur l’arnaque que constitue son équipe.
Pis, lorsqu’il a affirmé que Jean Charest passait plus de temps à Terre-Neuve que dans ses dossiers de la santé, c’était tout simplement un signe de désespoir d’un politicien qui voyait le tapis lui glisser sous les pieds en raison de son improvisation. Il a démontré qu’il n’était pas prêt à être Premier ministre. Note : 4/10

En bout de ligne, Jean Charest a démontré qu’il pouvait assumer ses fonctions de Premier ministre et les continuer. Toutefois, André Boisclair a su se présenter comme une alternative crédible, quoique sa promesse de tenir un référendum est très dangereuse. Super-Mario n’a su que se dégonflé.

4 comments Mercredi, 14 mars 2007

L’homosexualité et les élections

L’homosexualité d’André Boisclair est-elle un boulet dans sa campagne ? La question a été posé lorsqu’un animateur trash de Jonquière a avancé que les ouvriers ne voteraient pas pour une “tapette” rendu dans l’isoloire.

Je n’arrive pas à croire qu’on puisse, encore en 2007, laisser des gens aussi insignifiants dire des choses aussi choquantes que celles qu’a dîtes M. Louis Champagne. Personellement, je n’ai rien à balancer de savoir avec qui André Boisclair peut bien coucher. De toute façon, tout le monde sait que les homosexuels n’ont pas le monopole du scandal sexuel. À titre d’exemple, Bill Clinton est hétéro. Et André Boisclair semble beaucoup plus sage que René Lévesque, par exemple. Bien que je ne sois pas vraiment au courant de cet aspect de sa vie, grand bien m’en fasse.

D’ailleurs, le petit silence qui a précédé la réponse – trop longue – du chef péquiste était particulièrement pleine de sens. Il devait sans doute se rappeler toutes les fois où il, et d’autres homosexuels qu’il connait, ont été victimes d’homophobie, de discrimination et de petits commentaires dévastateurs. Ce petit moment de silence a sans doute du rejoindre des dizaines de milliers de gais et lesbiennes partout au Québec.
Je l’ai souvent répété, j’admire comment Boisclair assume son homosexualité. L’avez-vous ne serait-ce qu’une fois au défilé de la fierté gaie ? Non, il ne veut pas être un Premier ministre gai, il veut seulement être Premier ministre, et au diable son orientation, la majorité des Québécois-e-s n’en ont rien à foutre.

Maintenant, le fait que cette question soit amené sur la place publique n’est-il pas symptômatique du vide sidéral d’idées du chef péquiste ? Ah, certes, il fait bien quelques promesses, mais force est de constater que la plateforme péquiste ne contient même pas une idée de la semaine. On est loin de la campagne sur la semaine des 4 jours, promesse qui était tout simplement ridicule, en l’espèce.

L’homophobie aura-t-elle un poids lorsque les électeurs seront dans l’urne ? Impossible de le quantifier. Mais comme disait un travailleur de l’Alcan, au Saguenay, il y a bien d’autres choses qui viennent avant lorsqu’il s’agit de choisir ou non un candidat.

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La Charette, le Brokeback Express et… la Tournée d’adieu ?

Comme le veut la tradition journalistique, les trois autobus des chefs de parti ont eu le baptême. L’autobus du PLQ me semble très bien choisie. Alors que la Charette a connu bien des misères depuis 2003 où se sont succédés les sondages dévastateurs, la caravane libérale, sans grand apparat, semble être en mesure de se rendre au but. Elle risque bien évidemment de s’écraser à tout moment, mais si elle tient le coup et que la cadence se maintient, la Charette a de bonnes chances d’arriver à bon port le soir du 26 mars.

Le Brokeback Express, l’autobus du chef péquiste André Boislcair, a bien évidemment été baptisé ainsi en l’honneur de la parodie du film Brokeback Mountain à laquelle M. Boisclair avait participé. Ce nom évoque pour moi les difficultés qu’a André Boisclair de se défaire des erreurs et des contreverses qui gravitent autour de lui : la cocaïne, son petit jeu de sémantique, sa parodie qui laisse rire jaune. Il ne suffit que d’une petite vite expresse pour qu’un de ses adversaires lui remettent ses erreurs de parcours.

Quant à Mario Dumont, les journalistes hésitent. Plusieurs pensent à appeler la caravane adéquiste La tournée d’adieu, mais tous se gardent une petit gêne, sachant à quel point Mario Dumont a une capacité suprenante pour rebondir. Il reste que si la tendance se maintient, l’ADQ pourra augmenter ses sièges à Québec, mais risque de voir bien des endroits le délaisser plus on regarde à l’ouest. Même que les libéraux peuvent rêver battre le chef adéquiste dans son fief de Rivière-du-Loup grâce à leur recrue vedette Jean D’Amours, maire de Rimouski [Erratum : Rivière-du-Loup]. Le maître de la formule assassine a toutefois paru, au cours de cette semaine, sur de lui. Malgré les aberrations de son programme, le 200 M$ à Ottawa au premier chef, il a réussi à paraître premier ministrable, à défaut d’avoir quelqu’équipe que ce soit et un programme teinté de populisme.

Courage, citoyens, encore 3 semaines et ce sera fini.

3 comments Dimanche, 25 février 2007

Reconstruisons le Québec… dont je me souviens qu’André Boisclair avait détruit


Reconstruisons le Québec…

J’ai un autre slogan à ajouter à celui-ci : Je me souviens.

  • Je me souviens de la Gaspésia, 600 millions de $ et pas un emploi;
  • Je me souviens du métro de Laval, ça devait coûter 200 millions, ce fut plutôt 800 millions;
  • Je me souviens de la SGF : 750 millions de $
  • Je me souviens de Oxygène 9 et du scandale du lobbying…
  • Je me souviens de la Caisse de dépôt et placement : 13,2 milliards de déficit entre 2001 et 2003. C’est le salaire de 10 000 infirmières pendant 10 ans.
  • Parlant d’infirmières, je me souviens que le PQ en a mis à la retraite 4000, ainsi que 1500 médecins. Ne vous demandez pas d’où vient la promesse du Parti libéral d’augmenter leur nombre, ça vient directement de l’incompétence du Parti québécois;
  • Je me souviens que l’éducation N’ÉTAIT PAS la priorité du Parti québécois : entre 1994 et 2003, ils ont investis 600 millions de $ en éducation. Ça ne couvrait absolument pas l’inflation. Et le PLQ ? 660 millions, juste cette année. 1,3 G$ depuis 2003, 3 fois plus en 4 ans que le PQ en 9 ans.
  • Je NE ME souviens PAS que le PQ ait jamais fait de l’environnement sa priorité. Surexploitation de la forêt boréale (voir le rapport Coulombe), augmentation des gaz à effet de serre et peu de choses de concrète. Je vais me souvenir, toutefois, du plan vert du PLQ, de la réduction de 20% de l’exploitation forestière, des développements éoliens et hyrdo-électriques et soutien aux technologies vertes.
  • Je me souviens que le PQ attendait la souveraineté avant de donner de nouveaux pouvoirs aux régions. Le PLQ a donné davantage de responsabilités à celles-ci grâce aux Conférences générales des élus (CRÉ).

Et ce n’est qu’un bref aperçu de l’incompétence du Parti Québécois. Le Québec qu’il veut reconstruire, c’est celui qu’André Boisclair et ses chefs d’autrefois ont eux-mêmes mis à terre. Ils ont sous financés l’éducation et la santé pendant qu’ils finançaient des éléphants blancs. Je me souviens finalement que la priorité du PQ est la souveraineté et que LES PREMIÈRES ACTIONS D’UN GOUVERNEMENT PÉQUISTE SERONT DE POSER LES GESTES POUR Y ARRIVER EN INTERVENANT LE MOINS POSSIBLE EN ÉDUCATION, EN SANTÉ ET EN ENVIRONNEMENT POUR NE PAS NUIRE À LA PRIORITÉ. Voilà le Québec que Jean Charest a tenté de reconstruire.

2 comments Jeudi, 22 février 2007

Boisclair fait de l’éducation sa priorité

Cool ! Mieux vaut tard que jamais. Après avoir foutu la m**** dans le système de santé, André Boisclair s’attaque au système d’éducation. Peut-être serait-ce intéressant, juste pour mettre les choses en perspective, de donner deux chiffres : 600 millions et 660 millions.

Le premier chiffre, c’est les investissements du PQ en éducation entre 1994 et 2003. Le second, c’est les investissements du gouvernement du Parti libéral pour l’année 2006-2007.

Mieux vaut tard que jamais… pour tenter de se faire une crédibilité.

Add comment Mardi, 20 février 2007

Manque de jugement

D’abord, il y a la coke. On a tout dit sur la coke et il est établi qu’André Boisclair en a consommé (comment, combien de fois, où, avec qui, de qui… ? ça, il ne veut pas nous le dire) alors qu’il était ministre. Cela dénote, selon moi, un manque de jugement, d’autant plus qu’il ne veut pas être complètement transparent.

Ensuite, il y a eu la tente. Oui, il a trouvé après coup que c’était de mauvais goût. Il reste qu’avant de s’embarquer dans tout ça, il aurait du s’informer. Ce n’est pas si grave, ça ne l’empêcherait pas de gouverner un gouvernement (quoique je le verrais bien négocier avec Georges Bush et Stephen Harper afin de faire reconnaître une hypothétique sécession du Québec. Malgré tout, cela dénote encore un manque de jugement.

Ensuite, il y a eu cette tournée pathétique, la semaine passée, où il livrait ses états d’âmes sur sa noble famille et où il était presque en train de supplier les Québécois de l’aimer encore un peu… Encore là, c’est pas trop de jugeotte.

Mais la grande gaffe, c’est Bernard Drainville. Comment André Boisclair n’a-t-il pas pu voir venir la patate chaude que cela constituait : il n’y a pas une semaine que le sois-disant-journaliste-qui-ne-semblait-déjà-plus-l’être passait son nouveau chef en entrevue. Encore une fois, André Boisclair a manqué de jugement.

C’est préoccupant de voir un chef de parti tant contesté et avec si peu de jugement qui a des chances de devenir Premier ministre. À suivre.

—————–

Accomodements raisonnables
Enfin ! OUI ! Je jouis ! Le gouvernement Charest a décidé d’instituer une Commission d’enquête sur les accomodements raisonnables. Bon, je vois déjà ces hordes d’adéquistes vanter la vision de leur démagogique leader, qui en parle beaucoup et ne dit rien. Laissons les Québécois parler et des experts se pencher sur la question. Tous les QuébécoisEs pourront déposer des mémoires (ce que j’aimerais pouvoir faire en tant que citoyen)… qui sait…

3 comments Vendredi, 9 février 2007

Boisclair marche sur des oeufs

Et c’est bien malgré lui. Alors que Jean Charest et Mario Dumont devrait être en train de critiquer le leadership d’André Boislcair, Gérald Larose, Bernard Landry et Victor-Lévy Beaulieu, soutenus pas des centaines de militantEs péquistes, se chargent de la job de bras. C’est tout simplement surréaliste qu’à 2 mois du déclenchement des élections, les péquistes trouvent des façons de se tirer dans le pied. Comment la population peut-elle ensuite faire confiance en un parti qui n’a même pas confiance en lui ?
Et pourtant, Boisclair n’est pas si mauvais que ça, selon moi. Je ne suis pas d’accord avec beaucoup de ses idées (dois-je vous faire un dessin ?) mais ce qui est sur, c’est que peu importe ce qu’il dit et comment il le dit, il est soumis à la critique. Plus tôt cette semaine, à l’émission de Christiane Charette, André Boisclair pesait maladivement chacun de ses mots alors que se succèdaient les lettres qui lui disaient soit “soyez plus comme ça” ou “moins comme ça”.

Si la tendance se maintient, et c’est mon humble avis, les libéraux auraient de fortes chances d’obtenir un second mandat. Pour beaucoup de péquistes, entendons-nous dire, ce sera l’occasion de changer de chef. Pourtant, André Boisclair n’a même pas perdu d’élections et, même s’il la perdait, il ne serait pas pire que Jean Charest qui a mordu la poussière en 1998.

Il est normal qu’un chef de parti passe par l’opposition. André Boisclair n’est, selon moi, manifestement pas prêt à devenir Premier ministre et, d’un point de vue idéologique, je ne souhaite pas qu’il prenne un jour le pouvoir. Mais si je peux communiquer quelques notions de pragmatisme qui ont toujours bien servis les libéraux : soyez patients, il va apprendre. Un chef, ça ne se change pas comme on change de sous-vêtements.

3 comments Vendredi, 2 février 2007

Boisclair attaque

Je me sens obligé de le faire : je donne raison à André Boislcair. Ceci a été recueilli sur le site de Radio-Canada.ca à propos du chef de l’Action démagogique du Québec, Mario Dumont :

« Si nous pouvions au Québec avoir une loi contre la bêtise, il y a longtemps qu’elle aurait été adoptée », a dit M. Boisclair, qui dénonce cette décision du YMCA. Mais il rappelle que, contrairement à l’opinion répandue, ces compromis ne relèvent pas de l’obligation faite par la Charte des droits de faire des accommodements raisonnables, mais d’initiatives individuelles.

Il accuse M. Dumont de tenter de se faire du capital politique en transformant cette polémique en un débat sur l’identité québécoise. Il en conclut que le chef adéquiste n’est pas la personne appropriée pour mener le débat.

Il appelle les Québécois à faire le bon choix « entre quelqu’un qui a la petite phrase punch qui fait bien plaisir aux médias et qui est bonne pour leur cote d’écoute et le gars qui est capable cependant de faire une réflexion sur le fond et qui est solide sur le fond ».

Vous le savez, mon choix ne sera jamais le PQ. Mais au moins, ils ont un chef qui a un minimum de bon sens.

3 comments Mercredi, 31 janvier 2007

Ceux qui me connaissent savent que j’ai une certai…

Ceux qui me connaissent savent que j’ai une certaine sympathie pour Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidence de la République française. Cependant, ce soir,j’ai avalé une bouchée de côtelette de porc de travers lorsque je l’ai entendu déclarer ses sympathies pour l’option séparatiste du Parti québécois, suite à une rencontre avec André Boisclair.
Elles (mes affinités avec la souveraineté du Québec) sont conformes aux valeurs qui nous sont communes, c’est-à-dire la souveraineté et la liberté du Québec. Je pense que le rayonnement du Québec et la place qu’il occupe dans le coeur des Français vont dans ce sens.

Hum, suprenant, d’autant plus que la gauche française n’a jamais eu été très prompte à appuyer le projet souverainiste. Il reste que c’est une intrusion peu diplomatique dans les affaires intérieures canadiennes.

La réaction de Stéphane Dion a été particulièrement éloquente : on ne souhaite pas le démantèlement d’un pays libre, démocratique et souverain comme le Canada. N’en déplaise aux souverainistes, le Québec est une province du Canada, un pays qui a une longue et riche tradition démocratique. Comme le disait maladroitement Jean Chrétien, le Québec, ce n’est pas la Palestine. D’ailleurs, démocratiquement, les Québécois ont confirmé à deux reprises leur appartenance au Canada.

Ségolène Royal aurait intérêt à faire une visite au Québec pour voir à quel point les Québécois sont attachés au Canada. Et surtout, de faire attention avec son gaullisme.

Mais somme toute, à écouter son ton hésitant, peut-être ne savait-elle tout simplement pas de quoi elle parlait.

7 comments Mardi, 23 janvier 2007


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