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Abasourdis par l’ADQ…
Et voilà… Le Québec a voté pour un gouvernement minoritaire libéral, sacré Jean-Mario Le Dumont chef de l’opposition officielle et a donné la 3e place à André Boisclair.
Je suis sidéré par le succès adéquiste. Sans idées, sans équipe et sans envergure, le one-man show de Mario Dumont a porté ses fruits. C’est ridicule. Oh, Mario Dumont n’est pas si pire. Il a un discours plutôt soft lorsqu’on le compare à celui des réactionnaires de droite, MisterPi et David Chrétien les premiers, qui sont des militants adéquistes. Oh, je ne dis pas qu’ils sont porte-parole de l’ADQ. Ils constituent seulement un avertissement et rappelle avec quel type de personne l’ADQ carbure. Des gens qui pensent que des solutions simples peuvent répondre à des questions complexes. Des gens qui aiment davantage frappé sur les « BS » et les prisonniers « en vacance » plutôt que de s’interroger sur les causes de la pauvreté et de l’exclusion sociale. Des gens qui surfent sur une vision « autonomiste » qui ressemble étrangement à celle de Maurice Duplessis, mais en moins concrète.
Le Québec a viré à droite, aujourd’hui. Et c’est extrêmement préoccupant. Au moins, le PLQ formera toujours un gouvernement qui maintiendra les programmes sociaux et ne se laissera pas influencer. Je souhaite de tout cœur que M. Charest se colle sur le PQ plutôt que sur l’ADQ pour survivre et assurer l’intégrité du Québec.
Chers amis, j’ai vu, hier soir, des péquistes et des solidaires prier pour la réélection de députés libéraux contre des adéquistes. À chaque fois que je voyais des péquistes en avance sur des adéquistes, je sautais de joie.
Quelques citations d’amis post-sismique.
« Je n’aime pas la comparaison entre Mario Dumont et Adolf Hitler. Hitler avait des idéaux ». Un clin d’œil un peu macabre au vide sidéral qui caractérise l’ADQ par la présidente de l’Asso étudiante de Shawi.
« Bon, je crois que je vais songer à changer de pays » – Mon ami Jeff
« J’ai jamais eu aussi honte d’être Québécois »… Moi, sur le point de suivre mon ami Jeff.
« Même les libéraux ont peur »… tout le monde qui me voyaient hier soir.
Et une photo gribouillée par un anonyme sur un exemplaire du Nouvelliste hier à la Chasse-Galerie. Veuillez noter que je n’encense pas nécessairement ledit dessin.
21 comments Mercredi, 28 mars 2007
Il trompe la population
Mario Dumont a scellé son sort, hier soir, lorsqu’il a présenté son document interne du Ministère des Transports : il ne mérite pas d’être Premier ministre du Québec. Puis-je vous dire à quel point mon intelligence s’est sentie insultée lorsqu’il a agité son morceau de papier que l’Ordre des ingénieurs trouvent insignifiants ?
Rappelons que la note interne d’un ministère comme celui du MTQ se retrouvent rarement entre les mains du ministre des Transports, et encore moins du Premier ministre. Aussi spécial que cela puisse paraître, le ministre des Transports n’a pas à être informé sur les tonnes de rapport qui s’accumulent chaque année dans son ministère. D’autres départements s’en chargent. Ainsi, il y a des direction régionales qui ont des enveloppes et qui s’occupent d’assurer la sécurité. Or, selon l’Ordre des ingénieurs, les informations présentés dans ces rapports ne seraient même pas la cause de l’effondrement du viaduc de la Concorde.
Il est évident que si les ingénieurs du MTQ avait pu prévoir une telle tragédie, ils auraient immédiatement corrigés le tir. Or, il semble qu’il s’agit d’un accident.
Pis encore, M. Dumont, durant le débat, a oublié de mentionner qu’un passage dit “qu’aucune intervention à court terme était nécessaire.”
M. Dumont a tenté de se faire du capital politique d’une façon opportuniste. La sous-ministre du MTQ et l’Ordre des ingénieurs le contredisent. M. Dumont ment à la population lorsqu’il dit que Jean Charest a eu ce rapport sur son bureau. M. Dumont et l’Action démagogique du Québec ne mérite pas la confiance des Québécois et son populisme le perdra.
4 comments Mercredi, 14 mars 2007
Boisclair attaque
Je me sens obligé de le faire : je donne raison à André Boislcair. Ceci a été recueilli sur le site de Radio-Canada.ca à propos du chef de l’Action démagogique du Québec, Mario Dumont :
« Si nous pouvions au Québec avoir une loi contre la bêtise, il y a longtemps qu’elle aurait été adoptée », a dit M. Boisclair, qui dénonce cette décision du YMCA. Mais il rappelle que, contrairement à l’opinion répandue, ces compromis ne relèvent pas de l’obligation faite par la Charte des droits de faire des accommodements raisonnables, mais d’initiatives individuelles.
Il accuse M. Dumont de tenter de se faire du capital politique en transformant cette polémique en un débat sur l’identité québécoise. Il en conclut que le chef adéquiste n’est pas la personne appropriée pour mener le débat.
Il appelle les Québécois à faire le bon choix « entre quelqu’un qui a la petite phrase punch qui fait bien plaisir aux médias et qui est bonne pour leur cote d’écoute et le gars qui est capable cependant de faire une réflexion sur le fond et qui est solide sur le fond ».
Vous le savez, mon choix ne sera jamais le PQ. Mais au moins, ils ont un chef qui a un minimum de bon sens.
3 comments Mercredi, 31 janvier 2007
À l’action contre l’Action démagogique du Québec
Oui, l’action DÉMAGOGIQUE du Québec (ADQ). Mario Dumont est un politicien brillant qui a du flair politique. Sachant qu’il ne pourra pas gagner le coeur des Montréalais et des immigrants et qu’il ne pourra pas former le prochain gouvernement, il va au moins tenter de mousser sa campagne dans les régions du Québec, là où l’inexistence des accomodements raisonnables est proportionnelle à la déformation que peuvent en faire des médias.
Même chose à Québec. Même que ce matin, j’ai fait le saut en voyant un noir prendre l’autobus à partir de Lévis. C’est une réalité que l’on ne peut nier : le Québec des régions est encore francophone, catholique et blanc. La métropole est cosmopolite. À chaque coin de rue, on peut observer l’influence de l’immigration. Dans les milieux de travail aussi. On permet à des minorités religieuses de prendre un congé non rémunéré 3 fois par année pour pouvoir participer à une fête religieuse non-prévue par nos congés fériés; on a des horaires de baignade qui permettent d’accomoder certaines femmes plus pudiques, etc. Bref, on accomode dans la mesure de raisonnable, là où la concentration de population et les budgets le permettent. Par exemple, permettre à quelqu’un de s’absenter tous les vendredis où de faire sa prière dans un restaurant le midi en pleine heure d’achalandage, c’est un peu moins raisonnable. Mais on va laisser les juges en juger, eux, ils n’ont pas de votes à aller chercher.
Et voilà qu’on a le chef de l’Action démagogique du Québec qui dénonce le fait que des immigrants “venus d’ailleurs” nous impose “leurs valeurs” au détriment des “nôtres” (comme si tous les Québécois blancs catho-franco avaient les mêmes valeurs). La réalité, c’est qu’il y a une réelle cassure entre Montréal et le Québec des régions. Une cassure que l’Action démagogique du Québec tente d’exploiter à fond la caisse par des propos qui conforte la majorité blanche catho-franco dans sa PEUR de l’étranger (xénophobie), cet extrémiste religieux qui, selon certains individus que je nommerais pas (tousse-tousse : André Drouin) ne cherche qu’à lapider nos femmes, les voiler et manger des bébés.
Mais le pire dans tout ça, c’est que qu’est-ce que propose l’Action démagogique du Québec ? Hein ! CRISSEZ-MOI UN OSTI DE COMMENTAIRE POUR ME DIRE CE QUE L’ACTION DÉMAGOGIQUE DU QUÉBEC PROPOSE DANS LE TABARNAC DE DOSSIER DES ACCOMODEMENTS RAISONNABLES ???? UNE CÂLISSE DE CONSTITUTION SYMBOLIQUE DE MARDE QUI PUE L’ÉLECTORALISME CRASSE ET LA VISION À COURT TERME ! (Désolé, mais vous ne m’enlèverez pas mes sacres qui sont le témoin de NOS valeurs communes).
Mario Dumont et le conseiller municipal de Hérouxville André Drouin tentent de faire croire à la population du Québec qu’ils peuvent changer les deux chartes, le Code criminel, le partage constitutionnel des compétences et 25 ans de jurisprudence de la Cour suprême du Canada. Vous voulez que je vous dise quel serait l’accomodement raisonnable dans ce cas ? Ça serait de les laisser prêcher leurs CIBOÈRES d’inepties dans le désert.
Merci bonsoir et pardonnez les sacres.
9 comments Mercredi, 31 janvier 2007
L’ADQ ne cherche pas de votes
Je n’ai pas lu le mémoire en question et je ne sais pas de quoi il en retourne totalement. Mais je vous laisse lire l’article en question qui est vraiment très intéressant. Et vous savez quoi ? Je suis en accord quasi-total avec le Mario Dumont de 1999.
Samedi le 20 janvier 2007, Antoine Robitaille, Le DevoirQuébec — En plein coeur du débat sur la déconfessionnalisation du système d’éducation, à l’automne 1999, l’Action démocratique du Québec (ADQ) prônait les «accommodements raisonnables» tous azimuts à l’école, et ce, pour toutes les religions.
L’ADQ, qui s’opposait à la déconfessionnalisation des écoles, avait présenté un mémoire de 18 pages lors de la consultation sur la place de la religion à l’école organisée par la commission permanente de l’Éducation. La formation politique y avait défendu une position qui semble trancher avec celle que le chef du parti, Mario Dumont, a adoptée. Rappelons qu’en novembre dernier, après la médiatisation de quelques cas d’accommodement pour des minorités religieuses, M. Dumont avait fait une sortie remarquée contre les «accommodements raisonnables», disant que c’en était «assez». À son sens, ces gestes relevaient d’un «à-plat-ventrisme» de la majorité «qui ne mène nulle part». Ces propos ont été qualifiés de démagogiques jeudi, à la fois par le premier ministre et par le chef péquiste.
En 1999, dans le mémoire de l’ADQ — que des libéraux manifestement fiers de leur trouvaille ont distribué hier à plusieurs médias –, on affirmait que, «comme toute organisation, l’école québécoise est tenu [sic] à une obligation d’accommodement raisonnable». Plusieurs pratiques qui se veulent «neutres», notait l’ADQ, sont susceptibles de «créer de la discrimination à l’égard de certains élèves». On illustrait la chose par divers exemples: le calendrier scolaire «entrant en conflit avec les fêtes religieuses juives, musulmanes ou autres» et des règles vestimentaires qui interdisent le port de certains vêtements religieux ou «imposent le port de vêtements considérés comme impudiques».
Les principes défendus dans le mémoire de l’ADQ de 1999 auraient ouvert tout grand les portes des écoles québécoises aux religieux. «Là où le nombre le justifie», plaidait-on, un cours d’enseignement confessionnel devait être «élaboré pour chaque confession». Le mémoire soulignait même que dans la région de Montréal, «on pourrait envisager de regrouper les élèves de différentes écoles afin de constituer des groupes suffisamment nombreux pour justifier un enseignement confessionnel conforme à leurs convictions [ou à celles de leurs parents]». L’ADQ allait jusqu’à dire qu’en «l’absence de ressources professorales compétentes relativement à une confession en particulier, les écoles devraient également pouvoir faire appel à des personnes issues de cette confession religieuse». En 1999, pour l’ADQ, les règles syndicales des établissements scolaires devaient même s’effacer pour faire place aux accommodements en question: «Puisque les convictions en matière de religion relève [sic] des droits et libertés de la personne, les conventions collectives devraient s’adapter aux besoins exprimés par les parents et leurs enfants et non l’inverse.» L’ADQ évoquait les impératifs de la «souplesse» et de la «flexibilité» afin de s’adapter aux besoins particuliers des élèves. (Note du blogueur : Une belle définition de l’accomodement raisonnable, ça
Malaise
Le rappel de ce texte de l’ADQ a suscité un certain malaise au sein de la formation politique. Mario Dumont a rejeté toute demande d’entrevue. «Il n’y a aucune contradiction [entre les positions de 1999 et de 2007]. M. Dumont n’a jamais dit qu’il était contre les accommodements raisonnables en soi mais contre les accommodements déraisonnables», a soutenu son attachée de presse, Élodie Girardin-Lajoie. Elle a tenu à souligner que dans son mémoire, l’ADQ insistait «comme aujourd’hui» sur des valeurs comme l’égalité entre les hommes et les femmes. (Note blogueur : Il reste qu’il était moins attaché à la sacro-sainte laïcité. Allons, M. Dumont, revenez comme avant !)
Joint à Lachine, le coauteur du mémoire, Cédrick Pautel, à l’époque président du comité sur l’éducation de la commission politique de l’ADQ, a sèchement refusé de répondre aux questions du Devoir sur l’évolution des positions de l’ADQ. «On va en rester là», a dit en raccrochant celui qui a été secrétaire général de la Fédération des associations d’étudiants de l’Université de Montréal au début des années 90.
10 comments Samedi, 20 janvier 2007
La CSN et l’unanimité québécoise
La CSN nous dit que : “les Québécois ne veulent pas des politiques néolibérales de l’ADQ”. (lien)
Je suis d’accord pour dire que JE ne veux pas des politiques effectivement néolibérales de l’ADQ (je suis déjà assez mal à l’aise avec les politiques parfois trop à droite du PLQ, mais au moins, ils ont la vision la plus centriste).
Je crois également que la CSN ne veut pas des politiques néolibérales de l’ADQ. Et je veux bien croire que la majorité des Québécois, comme le démontre les intentions de vote, ne veulent pas d’un gouvernement adéquiste.
Mais le but de mon propos n’est pas de m’en prendre à l’ADQ. J’en ai plutôt contre cette formule qui sert si souvent d’argument tranchant.
“Les Canadiens ne veulent pas de ça”. “Les trifluviens n’adhèrent pas à cette vision”. “Ces politiques ne vont pas dans le sens des intérêts du Québec.”
Ce ne sont pas des arguments. Ce sont des affirmations, gratuites, sans fondements solides qui ne servent qu’à conforter une majorité bien pensante qui se complait dans une fausse unanimité.
Au lieu de dire que “les Québécois ne veulent pas des politiques néolibérales de l’ADQ, peut-être serait-il mieux de dire POURQUOI les “Québécois ne devraient pas vouloir des politiques néolibérales de l’ADQ.” Et surtout ne pas parler pour une majorité. Il reste, Mme Carbonneau, que l’ADQ compte quelques milliers de membres de partout au Québec (dont certains sont d’assidus lecteurs de mon blogue) en plus d’avoir un noyau dur d’électeurs qui varient entre 15 et 21%, si on en croit les sondages.
Par mon propos, j’aimerais sensibiliser essentiellement les politiciens et les leaders socio-économiques dans leurs façons de créer de fausses unanimité.
Ah oui, dernière chose : j’aime tellement lorsque les centrales syndicales croient d’une façon si arrogante qu’elles sont capables de faire la pluie et le beau temps. Je suis en faveur du syndicalisme, mais pour l’intérêt des travailleuses et des travailleurs, pas pour ces petits carriéristes gérants d’estrade qui nous servent de chefs syndicaux.
Grrr, faîtes attention à votre formulation !
6 comments Lundi, 1 janvier 2007