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Polémique évitable
Il y a quelque chose de troublant dans ce nouvel épisode des accomodements raisonnables, lorsque le DGE a voulu permettre au femmes portant le niquab ou la burqua de pouvoir voter. En fait, le Québec semble avoir été victime de l’ignorance, du manque de jugement et de l’imprévoyance du DGE.
Or, comme le disait une représentante musulmane sur les ondes de Radio-Canada, porter le voile n’attire généralement pas la sympathie des gens, on en conviendra. Or, imaginez mainteant la pression que ces femmes auront à supporter, lundi, lorsqu’elles se rendront pour exercer leur droit de vote. Imaginez les regards assassins qui pourraient se poser sur elles. On a menacé de voter en Darth Vader pour faire un pied de nez au DGE. Elles, elles voulaient simplement voter, en toute quiétude.
Le DGE aurait du prendre connaissance des besoins de la communauté musulmane. On lui aurait simplement demander de laisser ces femmes se dévoiler une fraction de secondes le temps d’une vérification de l’identité et toute cette polémique aurait été évitée. Il ne l’a pas fait et le DGE devra répondre pour toutes ces femmes qui, craintives, laisseront les autres décider à leur place… en espérant qu’il n’y en ait pas.
1 comment Dimanche, 25 mars 2007
Un deuxième candidat sacré à la porte
Voici ce que pense Christian Raymond, le candidat adéquiste jusqu’à hier dans le comté de Prévost.
«Il faut encourager la natalité, sinon les ethnies vont nous envahir»
«Les
gens viennent ici et il faudrait qu’on les laisse porter le turban et embrasser
l’asphalte. Ils crevaient de faim chez eux, ou ils étaient en guerre, on les
laisse venir chez nous, alors il faut qu’ils respectent notre façon de vivre.
S’ils ne veulent pas se conformer, qu’ils s’en retournent chez eux»
L’aspirant ministre de l’immigration d’un gouvernement adéquiste devra rester dans ses terres. Et je ne juge pas ses propos, Mario Dumont l’a déjà fait : il est renvoyé ! Combien d’autres candidats pensent ce qu’il a dit mais ont peur des représailles du maître de l’Action déma… euh, démocratique du Québec ?
2 comments Samedi, 10 mars 2007
Accomodements raisonnables : le palmarès des positions absurdes
J’essaye de comprendre comment on peut s’étrangler avec un hidjab, mais je n’y arrive pas. M. Charest s’est réellement couvert de ridicule. Taux de ridiculisme : 6/10
André Boisclair : il ne permettera JAMAIS, dit-il, qu’une enseignante porte un hidjab. Wow ! C’est absurde d’empêcher de jouer au soccer avec un hidjab, quoique certains esprits faibles pourraient trouver un raisonnement aussi solide qu’une construction de cure-dents, mais alors celle-là, je ne la comprends pas. Porter un hidjab empêche d’enseigner, peut-être ? Être chrétien, porter une discrète croix à son cou est correct, mais alors là, n’oser pas vous couvrir la tête, chères enseignantes ! C’est pas comme si l’article 3 de la Charte québécoise protégeait la liberté de religion et d’expression. Surtout que c’est pas comme si l’enseignante s’habillait en Britney Spears, elle s’habille comme des centaines de millions de femmes à travers le monde ! Bienvenue dans la république à la pensée unique du Québec. Ridiculisme : 9/10
Jean-Mario Le Dumont : Faut-il vraiment m’acharner encore sur son cas ? D’ailleurs, je lui donne 15/10 à ce politicien qui met ses culottes sans rien proposer. D’ailleurs, un petit rappel de sa position ne ferait pas de tort : il veut faire une constitution du Québec dans laquelle nous enchasserions les valeurs d’égalité et tout ça qui nous sont chères. On a déjà la charte, mais on ne la modifiera pas. On a la clause dérogatoire, mais on ne l’utilisera pas. On a juste 4 ans à perdre à se faire chier pour adopter une constitution qui ne fera rien de mieux que ce que la Charte québécoise fait déjà.
Comment mettre des culottes trouées par le vent insipide qui sert de discours démago.
Mon Dieu, je pense que je vais voter pour le parti de la démocratie chrétienne.
Post-scriptum : après une courte visite de 30 secondes, ils sont encore plus jambons que les trois autres.
16 comments Mercredi, 28 février 2007
Manque de jugement
Ensuite, il y a eu la tente. Oui, il a trouvé après coup que c’était de mauvais goût. Il reste qu’avant de s’embarquer dans tout ça, il aurait du s’informer. Ce n’est pas si grave, ça ne l’empêcherait pas de gouverner un gouvernement (quoique je le verrais bien négocier avec Georges Bush et Stephen Harper afin de faire reconnaître une hypothétique sécession du Québec. Malgré tout, cela dénote encore un manque de jugement.
Ensuite, il y a eu cette tournée pathétique, la semaine passée, où il livrait ses états d’âmes sur sa noble famille et où il était presque en train de supplier les Québécois de l’aimer encore un peu… Encore là, c’est pas trop de jugeotte.
C’est préoccupant de voir un chef de parti tant contesté et avec si peu de jugement qui a des chances de devenir Premier ministre. À suivre.
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Accomodements raisonnables
Enfin ! OUI ! Je jouis ! Le gouvernement Charest a décidé d’instituer une Commission d’enquête sur les accomodements raisonnables. Bon, je vois déjà ces hordes d’adéquistes vanter la vision de leur démagogique leader, qui en parle beaucoup et ne dit rien. Laissons les Québécois parler et des experts se pencher sur la question. Tous les QuébécoisEs pourront déposer des mémoires (ce que j’aimerais pouvoir faire en tant que citoyen)… qui sait…
3 comments Vendredi, 9 février 2007
J’ai dis chut ?
Oui, j’ai dis CHUT !
Mais pas à ça. Quelle beau témoignage d’entente et de paix universelle. Un beau cantique de Noël et de joie chanté du haut d’un minaret avec ça ?
1 comment Mardi, 6 février 2007
Chut !
Chut. L’état d’urgence est sur le point d’être décrété. Les maléfiques ethnies, celles qui s’affirment et qui nous empêche de nous affirmer sont sur le point de revoir la monnaie de leur pièce. Bientôt, le gouvernement mettra enfin ses culottes et nous seront finalement revenu sur le chemin de l’émancipation culturelle québécoise après une décennie de “courbage d’échine” et de sentiment minoritaire, nous allons enfin pouvoir contrer ces talibans qui envahissent notre culture.
Enfin, très chers amis, nous pourrons redécorrer nos sapins de Nowel. Enfin, très chers amis, nous pourrons cesser de voir nos femmes être excisée, lapidée et brulée vive avec de l’acide. Enfin, très chers amis, le gouvernement nous empêchera, pour notre bien, de remonter trop haut notre foulard pour nous protéger de ce froid aussi mordant que bienfaiteur.
Et tout les immigrants qui n’entreprendront pas dès la prochaine semaine une chirurgie pour devenir aussi blanc que Michael Jackson, des cours pour devenir aussi francophone que Pierre Falardeau et des sacrements pour devenir encore plus catholique que le Pape pourront s’en retourner chez eux. À ce qui paraît, c’est d’ailleurs mieux pour eux ailleurs puisqu’ils peuvent lapider leurs femmes.
Non mais réveillez-moi, est-ce vraiment ça, le Québec de 2007 ? Un Québec où les crétinistes intolérants sont intéressants aux yeux de la population ? Demander l’état d’urgence, l’intervention de l’armée et la suspension des libertés individuelles, C’EST QUOI ÇA ?
Vous savez quoi, ça me laisse sans voix. Oh oui, je pourrais bien déblatérer pendant des heures pour vous confier à quel point je trouve que le conseiller municipal d’Hérouxville André Drouin (voir son entrevue à Tout le monde en parle) est un n’importe quoi, mais ça ne vaut même pas la peine.
Non, au contraire, je pense que je vais me taire, sidéré par ce que j’entends depuis 1 mois sur les sois-disants accomodements raisonnables (qui se divisent entre décisions judiciares réfléchies et nounouries confondantes).
Donc, chut. Je n’entends plus rien. Qu’entends-je ? Rien. Nothing. Niente. ничего. Niech. Nada. Niets. τίποτα. Et en autant de langues qu’il faut pour accomoder raisonnablement tout le monde et tenter d’insuffler un quelque peu de bon sang, de sang froid et d’ouverture aux autres à ce Québec.
Add comment Mardi, 6 février 2007
Réviser la Charte canadienne ou pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué…
33. (1) Le Parlement ou la législature d’une province peut adopter une loi où il est expressément déclaré que celle-ci ou une de ses dispositions a effet indépendamment d’une disposition donnée de l’article 2 ou des articles 7 à 15 de la présente charte.
(2) La loi ou la disposition qui fait l’objet d’une déclaration conforme au présent article et en vigueur a l’effet qu’elle aurait sauf la disposition en cause de la charte.
(3) La déclaration visée au paragraphe (1) cesse d’avoir effet à la date qui y est précisée ou, au plus tard, cinq ans après son entrée en vigueur.
(4) Le Parlement ou une législature peut adopter de nouveau une déclaration visée au paragraphe (1).
(5) Le paragraphe (3) s’applique à toute déclaration adoptée sous le régime du paragraphe (4).
Ceci, mes amis, c’est l’article 33 de la maléfique Charte canadienne des droits et libertés, qui prévoit que n’importe quel parlement peut déroger aux droits (comme la liberté de religon de l’article 2b) ).
Pour y déroger, il faut le faire par un texte de loi clair et qui n’est valide que pour 5 ans mais renouvelable.
Alors, pourquoi refaire la Charte alors que n’importe quel gouvernement pourrait, demain matin, suspendre complètement toute liberté de religion par une anodine loi ? Allez-y, dîtes-le que vous avec des culottes !
La réalité, c’est qu’au Québec, on ne l’a utilisé que deux fois, à ma connaissance. La première fois, c’est René Lévesque qui avait fait déroger toutes les lois québécoises de la Charte canadienne (Voir la Loi concernant la Loi constitutionnelle de 1982, L.Q. c. L-4.2), et la seconde fois, ce fut lorsque Robert Bourassa a fait passer sa loi sur l’affichage en français et où il a dérogé de la liberté d’expression.
Alors, vas-y Mario, utilise-là la clause dérogatoire ! C’est plus facile mais moins vendeur que de proposer un changement constitutionnel… quasi-impossible.
Post-scriptum : ce billet fait bien sur référence à la demande des élus de St-Roch-de-Mékinac qui demande ni plus ni moins la révision de la Charte canadienne des droits et libertés. Par ailleurs, je vous invite à aller voir cet excellent article qui dégomme quelques mythes sur les accomodements raisonnables.
2 comments Dimanche, 4 février 2007
À l’action contre l’Action démagogique du Québec
Oui, l’action DÉMAGOGIQUE du Québec (ADQ). Mario Dumont est un politicien brillant qui a du flair politique. Sachant qu’il ne pourra pas gagner le coeur des Montréalais et des immigrants et qu’il ne pourra pas former le prochain gouvernement, il va au moins tenter de mousser sa campagne dans les régions du Québec, là où l’inexistence des accomodements raisonnables est proportionnelle à la déformation que peuvent en faire des médias.
Même chose à Québec. Même que ce matin, j’ai fait le saut en voyant un noir prendre l’autobus à partir de Lévis. C’est une réalité que l’on ne peut nier : le Québec des régions est encore francophone, catholique et blanc. La métropole est cosmopolite. À chaque coin de rue, on peut observer l’influence de l’immigration. Dans les milieux de travail aussi. On permet à des minorités religieuses de prendre un congé non rémunéré 3 fois par année pour pouvoir participer à une fête religieuse non-prévue par nos congés fériés; on a des horaires de baignade qui permettent d’accomoder certaines femmes plus pudiques, etc. Bref, on accomode dans la mesure de raisonnable, là où la concentration de population et les budgets le permettent. Par exemple, permettre à quelqu’un de s’absenter tous les vendredis où de faire sa prière dans un restaurant le midi en pleine heure d’achalandage, c’est un peu moins raisonnable. Mais on va laisser les juges en juger, eux, ils n’ont pas de votes à aller chercher.
Et voilà qu’on a le chef de l’Action démagogique du Québec qui dénonce le fait que des immigrants “venus d’ailleurs” nous impose “leurs valeurs” au détriment des “nôtres” (comme si tous les Québécois blancs catho-franco avaient les mêmes valeurs). La réalité, c’est qu’il y a une réelle cassure entre Montréal et le Québec des régions. Une cassure que l’Action démagogique du Québec tente d’exploiter à fond la caisse par des propos qui conforte la majorité blanche catho-franco dans sa PEUR de l’étranger (xénophobie), cet extrémiste religieux qui, selon certains individus que je nommerais pas (tousse-tousse : André Drouin) ne cherche qu’à lapider nos femmes, les voiler et manger des bébés.
Mais le pire dans tout ça, c’est que qu’est-ce que propose l’Action démagogique du Québec ? Hein ! CRISSEZ-MOI UN OSTI DE COMMENTAIRE POUR ME DIRE CE QUE L’ACTION DÉMAGOGIQUE DU QUÉBEC PROPOSE DANS LE TABARNAC DE DOSSIER DES ACCOMODEMENTS RAISONNABLES ???? UNE CÂLISSE DE CONSTITUTION SYMBOLIQUE DE MARDE QUI PUE L’ÉLECTORALISME CRASSE ET LA VISION À COURT TERME ! (Désolé, mais vous ne m’enlèverez pas mes sacres qui sont le témoin de NOS valeurs communes).
Mario Dumont et le conseiller municipal de Hérouxville André Drouin tentent de faire croire à la population du Québec qu’ils peuvent changer les deux chartes, le Code criminel, le partage constitutionnel des compétences et 25 ans de jurisprudence de la Cour suprême du Canada. Vous voulez que je vous dise quel serait l’accomodement raisonnable dans ce cas ? Ça serait de les laisser prêcher leurs CIBOÈRES d’inepties dans le désert.
Merci bonsoir et pardonnez les sacres.
9 comments Mercredi, 31 janvier 2007
Hérouxville
1 comment Lundi, 29 janvier 2007
L’ADQ ne cherche pas de votes
Je n’ai pas lu le mémoire en question et je ne sais pas de quoi il en retourne totalement. Mais je vous laisse lire l’article en question qui est vraiment très intéressant. Et vous savez quoi ? Je suis en accord quasi-total avec le Mario Dumont de 1999.
Samedi le 20 janvier 2007, Antoine Robitaille, Le DevoirQuébec — En plein coeur du débat sur la déconfessionnalisation du système d’éducation, à l’automne 1999, l’Action démocratique du Québec (ADQ) prônait les «accommodements raisonnables» tous azimuts à l’école, et ce, pour toutes les religions.
L’ADQ, qui s’opposait à la déconfessionnalisation des écoles, avait présenté un mémoire de 18 pages lors de la consultation sur la place de la religion à l’école organisée par la commission permanente de l’Éducation. La formation politique y avait défendu une position qui semble trancher avec celle que le chef du parti, Mario Dumont, a adoptée. Rappelons qu’en novembre dernier, après la médiatisation de quelques cas d’accommodement pour des minorités religieuses, M. Dumont avait fait une sortie remarquée contre les «accommodements raisonnables», disant que c’en était «assez». À son sens, ces gestes relevaient d’un «à-plat-ventrisme» de la majorité «qui ne mène nulle part». Ces propos ont été qualifiés de démagogiques jeudi, à la fois par le premier ministre et par le chef péquiste.
En 1999, dans le mémoire de l’ADQ — que des libéraux manifestement fiers de leur trouvaille ont distribué hier à plusieurs médias –, on affirmait que, «comme toute organisation, l’école québécoise est tenu [sic] à une obligation d’accommodement raisonnable». Plusieurs pratiques qui se veulent «neutres», notait l’ADQ, sont susceptibles de «créer de la discrimination à l’égard de certains élèves». On illustrait la chose par divers exemples: le calendrier scolaire «entrant en conflit avec les fêtes religieuses juives, musulmanes ou autres» et des règles vestimentaires qui interdisent le port de certains vêtements religieux ou «imposent le port de vêtements considérés comme impudiques».
Les principes défendus dans le mémoire de l’ADQ de 1999 auraient ouvert tout grand les portes des écoles québécoises aux religieux. «Là où le nombre le justifie», plaidait-on, un cours d’enseignement confessionnel devait être «élaboré pour chaque confession». Le mémoire soulignait même que dans la région de Montréal, «on pourrait envisager de regrouper les élèves de différentes écoles afin de constituer des groupes suffisamment nombreux pour justifier un enseignement confessionnel conforme à leurs convictions [ou à celles de leurs parents]». L’ADQ allait jusqu’à dire qu’en «l’absence de ressources professorales compétentes relativement à une confession en particulier, les écoles devraient également pouvoir faire appel à des personnes issues de cette confession religieuse». En 1999, pour l’ADQ, les règles syndicales des établissements scolaires devaient même s’effacer pour faire place aux accommodements en question: «Puisque les convictions en matière de religion relève [sic] des droits et libertés de la personne, les conventions collectives devraient s’adapter aux besoins exprimés par les parents et leurs enfants et non l’inverse.» L’ADQ évoquait les impératifs de la «souplesse» et de la «flexibilité» afin de s’adapter aux besoins particuliers des élèves. (Note du blogueur : Une belle définition de l’accomodement raisonnable, ça
Malaise
Le rappel de ce texte de l’ADQ a suscité un certain malaise au sein de la formation politique. Mario Dumont a rejeté toute demande d’entrevue. «Il n’y a aucune contradiction [entre les positions de 1999 et de 2007]. M. Dumont n’a jamais dit qu’il était contre les accommodements raisonnables en soi mais contre les accommodements déraisonnables», a soutenu son attachée de presse, Élodie Girardin-Lajoie. Elle a tenu à souligner que dans son mémoire, l’ADQ insistait «comme aujourd’hui» sur des valeurs comme l’égalité entre les hommes et les femmes. (Note blogueur : Il reste qu’il était moins attaché à la sacro-sainte laïcité. Allons, M. Dumont, revenez comme avant !)
Joint à Lachine, le coauteur du mémoire, Cédrick Pautel, à l’époque président du comité sur l’éducation de la commission politique de l’ADQ, a sèchement refusé de répondre aux questions du Devoir sur l’évolution des positions de l’ADQ. «On va en rester là», a dit en raccrochant celui qui a été secrétaire général de la Fédération des associations d’étudiants de l’Université de Montréal au début des années 90.
10 comments Samedi, 20 janvier 2007