Archive for 25 février 2007
La Charette, le Brokeback Express et… la Tournée d’adieu ?
Comme le veut la tradition journalistique, les trois autobus des chefs de parti ont eu le baptême. L’autobus du PLQ me semble très bien choisie. Alors que la Charette a connu bien des misères depuis 2003 où se sont succédés les sondages dévastateurs, la caravane libérale, sans grand apparat, semble être en mesure de se rendre au but. Elle risque bien évidemment de s’écraser à tout moment, mais si elle tient le coup et que la cadence se maintient, la Charette a de bonnes chances d’arriver à bon port le soir du 26 mars.
Le Brokeback Express, l’autobus du chef péquiste André Boislcair, a bien évidemment été baptisé ainsi en l’honneur de la parodie du film Brokeback Mountain à laquelle M. Boisclair avait participé. Ce nom évoque pour moi les difficultés qu’a André Boisclair de se défaire des erreurs et des contreverses qui gravitent autour de lui : la cocaïne, son petit jeu de sémantique, sa parodie qui laisse rire jaune. Il ne suffit que d’une petite vite expresse pour qu’un de ses adversaires lui remettent ses erreurs de parcours.
Quant à Mario Dumont, les journalistes hésitent. Plusieurs pensent à appeler la caravane adéquiste La tournée d’adieu, mais tous se gardent une petit gêne, sachant à quel point Mario Dumont a une capacité suprenante pour rebondir. Il reste que si la tendance se maintient, l’ADQ pourra augmenter ses sièges à Québec, mais risque de voir bien des endroits le délaisser plus on regarde à l’ouest. Même que les libéraux peuvent rêver battre le chef adéquiste dans son fief de Rivière-du-Loup grâce à leur recrue vedette Jean D’Amours, maire de Rimouski [Erratum : Rivière-du-Loup]. Le maître de la formule assassine a toutefois paru, au cours de cette semaine, sur de lui. Malgré les aberrations de son programme, le 200 M$ à Ottawa au premier chef, il a réussi à paraître premier ministrable, à défaut d’avoir quelqu’équipe que ce soit et un programme teinté de populisme.
Courage, citoyens, encore 3 semaines et ce sera fini.
3 comments Dimanche, 25 février 2007
Un programme digne de notre folklore
Qu’on se le dise franchement : le PQ n’essaye pas de “cacher” son option comme certains voudraient bien nous le faire croire. Il est très bien écrit, gris à 90% sur blanc que le PQ veut “réaliser la souveraineté” du Québec. On ne joue pas dans l’ambiguïté.
Toutefois, la manoeuvre de Jean Charest, bien que lassante puisqu’on entend cette accusation aussi souvent qu’on voit le bonhomme carnaval une fois l’an, est toujours aussi efficace : le PQ veut vous passer un bateau.
Voyez, même moi qui étais tenté à moitié de voter pour le PQ ce matin je me suis reviré de bord lorsque je me suis rappelé que ce parti voulait faire un référen… pardon, une consultation populaire.
Le plus paradoxal, dans tout ça, c’est qu’on a un PQ qui doit plaire à sa base militante et parler de souveraineté, tandis que les Québécois sont toujours aussi peu réceptifs à l’idée de faire un référendum.
Add comment Dimanche, 25 février 2007