Archive for 6 février 2007
Pour Andréanne
Puisqu’il le faut, je vais partager quelques unes de mes nombreuses photos à tous mes visiteurs… et à ma boss de cet été…
Mouin, ça ne marche plus ou moins.
Add comment Mardi, 6 février 2007
Frais de scolarités : le mouvement étudiant se déchire entre gel et gratuité scolaire
Article écrit sous ma plume pour le journal des étudiants en droit de l’Université Laval, Le Verdict.
Les étudiantEs fourbissent leurs armes à l’approche de l’élection provinciale prévue pour ce printemps. La question des frais de scolarités sera au Québec un enjeu majeur pour les associations étudiantes, tant collégiales qu’universitaires. C’est ainsi que, surmontant son instinct auto-destructeur, plus de soixante représentantEs du mouvement étudiant québécois se sont réunis les 26-27-28 janvier dernier au Cégep de Chicoutimi dans le cadre d’une assemblée informelle afin de discuter d’enjeux qui les préoccupe.
Dès le vendredi soir de l’Assemblée, de nombreux et nombreuses étudiantEs militantEs des associations étudiantes d’environ une quinzaine de cégeps et d’une dizaine d’universités, dont la CADEUL, arrivaient de partout au Québec. Opération : bière et « jambonnage ». On prépare le terrain pour les discussions du lendemain. « La politique se fait toujours autour d’une bière, » lance, sourire en coin, un participant sous le couvert de l’anonymat
Les associations présentes se partageaient entre pro-gratuité ou pro-gel des frais de scolarité (Marie-Victorin, qui prône le salaire étudiant, est l’exception qui confirme la règle). Leur adhésion à l’une ou à l’autre de ces positions est le plus souvent déterminée par leur affiliation à une fédération étudiante (FECQ/FEUQ) ou à l’ASSÉ (Association pour une solidarité syndicale étudiante). Les premiers, plus pragmatiques, semblent davantage pencher pour un gel, tandis que l’ASSÉ, plus radicale, et ses associations revendiquent la gratuité scolaire, qu’elles chiffrent à 550 M$.
« L’éducation est un droit. On a les moyens de la gratuité, et si on veut l’avoir, il va falloir se battre », lance d’emblée Philippe Gauvin de l’ASSÉ. « Depuis son adoption, le gel n’a été perçu que comme un plaster », renchérit David Clément, VP-externe de l’association de l’UQO. À tout le moins, dit-il, « le gel doit exister dans une perspective de gratuité scolaire, pas pour l’augmenter quelques années plus tard. (…) La CSN et la FTQ nous appuient là-dessus. » « Faisons payer les compagnies privées qui envoient des millions dans les paradis fiscaux.», plaide Marie-Ève Bourassa du Cégep de Marie-Victorin, « on a les moyens d’avoir la gratuité. »
« Avec une position de gel, on a davantage de potentiel pour mobiliser le maximum de gens possible », réplique Pierre-Élie Hupé le président de l’association étudiante du Cégep de Beauce-Appalaches, affiliée à la FECQ. « Le gel est devenu une priorité dès le moment où il y a eu une menace de dégel », souligne Geneviève Bond-Roussel coordonnatrice de l’association de Rosemont, elle aussi membre de la FECQ. « À Rosemont, notre priorité était le sous-financement du réseau post-secondaire, mais dès le moment où le dégel ne sera plus une menace, on préférait qu’il y ait un réinvestissement dans la qualité d’abord. » « Si on veut combattre le dégel, il est plus efficace de prôner le gel, malgré les contraintes idéologiques que cela nous impose, pour certains, » argumente pour sa part Nicolas Fontaine, président de la CADEUL.
Grèves et manifestations
De nombreuses associations prévoient déjà de faire quelques manifestations pour maintenir la pression sur ce dossier, malgré l’épée de Damoclès que constitue la Loi 142. Cette loi, adoptée en décembre 2005 afin de fixer les conditions de travail des employés de la fonction publique, prévoit de lourdes amendes pour une association, un administrateur ou un individu qui empêche la prestation d’un service public. Certains doutes subsistent toutefois quant à son application aux étudiantEs.
Ainsi, l’Université McGill conviait les associations à manifester le 7 février afin de réclamer une baisse des frais de scolarités partout au Canada. L’ASSÉ prévoit également une manifestation le 29 mars pour la gratuité scolaire.
Les politiciens
Étant ceux qui, ultimement, trancheront ce débat (pour un temps, du moins), plusieurs associations prévoient faire des pressions sur les éluEs et les candidatEs afin que ceux-ci prennent position. L’ASSÉ, toutefois, dit préférer le « syndicalisme de combat » plutôt que ce qu’elle appelle « le lobbying corporatiste ».
Parmi les autres sujets qui ont été abordés par les participantEs, notons les questions concernant l’environnement, la baisse de l’effectif étudiant en région, les problématiques reliées à la conciliation étude-famille et bien sur l’inévitable débat sur les relations entre les différentes factions irréconciliables du mouvement étudiant.
Un droit ?
Pour beaucoup de militantEs étudiantEs, la question des droits de scolarités doit s’orienter autour de la conception que l’éducation, à tort ou à raison, serait un droit. Cette conception n’est pas toutefois pas partagée par tous les étudiants, qui accepteraient de contribuer un peu plus au système d’éducation. Dans ce contexte, il nous appartient de décider, en tant que membre de l’AED, quelle sera notre position. Notre formation nous prépare à être des « acteurs/actrices de changement social » et c’est à ce titre que, en tant que citoyens et futurs juristes, nous devons prendre position. Parlons-en, réfléchissons, en tant mieux si on fait ça autour d’une bière !
6 comments Mardi, 6 février 2007
Les conservateurs et l’environnement
Les objectifs sont irréalistes ?, disent les conservateurs
Qu’attendent les conservateurs pour établir une bourse du carbone ? Évidemment qu’il est impossible pour le Canada, même sous un gouvernement libéral, d’atteindre les objectifs de Kyoto d’ici 2012, maintenant que les conservateurs sont là pour encore au moins 6 mois. Sauf que nous aurions déjà fait un grand pas en avant si nous établissions une bourse du carbone qui permetterait de vendre sur un marché mondial les droits d’émissions de polluer. Le PLC affirme d’ailleurs que des documents internes du gouvernement fédéral révèleraient que si les Conservateurs n’avaient pas sabrés dans tous les programmes destinés à l’environnement (près de 4 milliards depuis 2000, en plus de multiples autres initiatives tels ÉnerGuide), le gouvernement aurait atteint 80% de ses engagements en 2010… (voir source)
Davantage d’infos ? Allez voir sur Radio-Canada.ca et sur Wikipédia.
Les conservateurs ont été irresponsables et la venue d’élections le font prendre un douteux virage vert. Ils n’ont, jusqu’à présent, que rattrapé ce qu’ils ont démolis.
6 comments Mardi, 6 février 2007
J’ai dis chut ?
Oui, j’ai dis CHUT !
Mais pas à ça. Quelle beau témoignage d’entente et de paix universelle. Un beau cantique de Noël et de joie chanté du haut d’un minaret avec ça ?
1 comment Mardi, 6 février 2007
Chut !
Chut. L’état d’urgence est sur le point d’être décrété. Les maléfiques ethnies, celles qui s’affirment et qui nous empêche de nous affirmer sont sur le point de revoir la monnaie de leur pièce. Bientôt, le gouvernement mettra enfin ses culottes et nous seront finalement revenu sur le chemin de l’émancipation culturelle québécoise après une décennie de “courbage d’échine” et de sentiment minoritaire, nous allons enfin pouvoir contrer ces talibans qui envahissent notre culture.
Enfin, très chers amis, nous pourrons redécorrer nos sapins de Nowel. Enfin, très chers amis, nous pourrons cesser de voir nos femmes être excisée, lapidée et brulée vive avec de l’acide. Enfin, très chers amis, le gouvernement nous empêchera, pour notre bien, de remonter trop haut notre foulard pour nous protéger de ce froid aussi mordant que bienfaiteur.
Et tout les immigrants qui n’entreprendront pas dès la prochaine semaine une chirurgie pour devenir aussi blanc que Michael Jackson, des cours pour devenir aussi francophone que Pierre Falardeau et des sacrements pour devenir encore plus catholique que le Pape pourront s’en retourner chez eux. À ce qui paraît, c’est d’ailleurs mieux pour eux ailleurs puisqu’ils peuvent lapider leurs femmes.
Non mais réveillez-moi, est-ce vraiment ça, le Québec de 2007 ? Un Québec où les crétinistes intolérants sont intéressants aux yeux de la population ? Demander l’état d’urgence, l’intervention de l’armée et la suspension des libertés individuelles, C’EST QUOI ÇA ?
Vous savez quoi, ça me laisse sans voix. Oh oui, je pourrais bien déblatérer pendant des heures pour vous confier à quel point je trouve que le conseiller municipal d’Hérouxville André Drouin (voir son entrevue à Tout le monde en parle) est un n’importe quoi, mais ça ne vaut même pas la peine.
Non, au contraire, je pense que je vais me taire, sidéré par ce que j’entends depuis 1 mois sur les sois-disants accomodements raisonnables (qui se divisent entre décisions judiciares réfléchies et nounouries confondantes).
Donc, chut. Je n’entends plus rien. Qu’entends-je ? Rien. Nothing. Niente. ничего. Niech. Nada. Niets. τίποτα. Et en autant de langues qu’il faut pour accomoder raisonnablement tout le monde et tenter d’insuffler un quelque peu de bon sang, de sang froid et d’ouverture aux autres à ce Québec.
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