Archive for décembre 2006

2007

Je vous souhaite à tous une belle année 2007 !

De la joie, du bonheur, de l’amour, de la santé, de la bonne bouffe, des bons amis, du succès dans vos études ou votre vie professionnelle et BIEN DES MATANTES POUR VOUS LE RAPPELER !

Add comment Dimanche, 31 décembre 2006

Accomodements raisonnables : encore

6 Québécois sur 10 trouvent que les accomodements raisonnables vont trop loin. Vous connaissez mon opinion sur la question, mais avant d’aller plus loin, peut-être serait-il intéressant de mieux cerner cette notion et surtout ce qu’elle implique lorsqu’on parle de religion.

Un concept qui fait consensus, habituellement
Des exemples d’accomodement raisonnable, il y en a plein. L’aveugle qui va au centre d’achat avec son chien guide, la mère ou le père qui s’absente pendant un an de leur travail pour s’occuper d’un nouveau-né, l’argent dépensé pour la construction de rampes d’accès aux édifices publics pour les personnes à mobilité réduite ou même les CHSLD pour soigner les personnes âgés à faible autonomie : ce sont tous des accomodements raisonnables.

Non-consensus pour les accomodements religieux
La liberté de religion est protégé tant par la Charte canadienne que par la Charte québécoise. Elle protège toute pratique ou croyance religieuse sincère et véritable. Les deux dernières caractéristiques s’apprécient en regard de la preuve de la partie qui demande un accomodement raisonnable. Dès lors qu’une pratique ou une croyance est protégée, on doit accomoder la partie demanderesse afin qu’elle puisse pratiquer sa religion tout en participant à la société. Ainsi, un accomodement raisonnable ne peut pas mener à la gettoïsation.

Toutefois, un droit ou une liberté de la Charte peut être restreint si cela se justifie “dans le cadre d’une société libre et démocratique”. Pour cela, il faut une règle de droit. Ainsi, prenons l’exemple d’un règlement qui interdirait le port du crucifix à l’école. On regarderait ceci :

  1. Est-ce que le règlement recherche un objectif urgent ou réel ?
  2. Est-ce que les moyens utilisés sont proportionnels à l’objectif recherché ?
  3. Pourrait-on prendre un autre moyen qui limiterait moins les droits et libertés ?
  4. Est-ce que cela se justifie dans le cadre d’une société libre et démocratique ?

En ce qui regarde le crucifix et considérant l’arrêt Multani (le kirpan), je ne pense pas que la Cour suprême trouverait raionnable d’interdire le crucifix. Par contre, pour le kirpan, le jeune Gurbaj Singh Multani (notre photo) devait respecter certains accomodements. Ainsi, il devait porter son kirpan métallique sous ses vêtements, ne jamais y toucher, le ranger dans un fourreau en bois et y coudre son kirpan. Toute contravention à cet accomodement donnait le droit à l’école de lui retirer son droit.

Un débat de société
Au Québec, la notion d’accomodement religieux reste malgré tout très contreversée, comme le témoigne le sondage publié ce matin. Mais peut-être faut-il se rappeler que les dossiers les plus contreversés (le YMCA ou le cas des cours pré-nataux) ne sont pas du tout judiciaire et ne sont le résultat que de personnes de bonne foi.

Mais si je peux faire une prédiction pour 2007, peut-être que le prochain cas concernera la burqua (photo ci-contre)… et là, ça ne sera pas drôle.

4 comments Vendredi, 29 décembre 2006

Mon année 2006

Janvier

L’année commence mal. Ma blonde, après une trop courte histoire d’amour, met abruptement fin à une relation le 1er janvier. Le 2, je travaille au IGA comme un malade (4 employés, c’était pas humain) et le travail à l’association étudiante continue. On aura eu un beau congrès de la FECQ à Terrebonne. Je tiens ma promesse d’aller quelques fois à la messe dominicale.

Février

La vie suit son cours. Étude, boulot, dodo.

Mars

Idem. Le congrès de la FECQ de Jonquière est un franc succès et la neige commence à fondre.

Avril

La routine continue. L’asso me prend toujours bien du temps, les élections scolaires approchent et mes deux années au cégep commencent à m’épuiser. À l’Assemblée générale annuelle de la FECQ, je suis nommé le plus politicien (ex-aequo avec le président d’Édouard-Montpetit), le plus répétitif et le 3e mâle de la FECQ.

Mai

Élections de l’association, fin du cégep, spectacle de Gregory Charles et maux de têtes intenses à cause des travaux en retard. YOUHOU ! Le cégep est terminé !

Juin

Je suis engagé au Vieux presbytère de Batiscan et au Domaine seigneurial de Sainte-Anne-de-la-Pérade. Ça deviendra mon lot quotidien.

Juillet

Il fait chaud, il fait beau, il fait bon vivre. Ma job au VP-DS me passionne et je vois poindre le mois d’août avec apréhension.

Août

Il fait froid, il fait pluvieux, et l’université commencera bientôt. À la fin août, je dois suivre une session intensive en catastrophe de cours d’intro au droit. La matière est passionnante, mais ça sera de la job.

Septembre

Et c’est commencé. L’initiation est dure, mais intégrante; les cours semblent passionnants; Me Delisle (droit des biens) se demande qui est Siemons : il ne peut pas le faire de jambettes à Siemons. Je rencontre Jeff, celui qui sera mon compagnon d’autobus et de dicussion politique animée (il est souverainiste, anti-charte, mais pour l’abolition du registre des armes à feu !).

Octobre

Le semestre avance bon train. J’adore mes cours, on fait un travail de la mort sur le kirpan et la saga judiciaire qui l’a entouré et on se bat entre nous sur la question de savoir s’il existe un droit naturel, issu de la morale. Je travaille pour une dernière fois au VP alors qu’il y a un mariage civil. Et puis, la semaine de relâche arrive – enfin – et on se permet de fêter entre amis de la fac et je retourne dans ma trifluvie.

Novembre

Le rythme s’accélère. La relâche se termine et on entre dans le dernier droit. Mes cours m’intéressent toujours, la routine s’est établie depuis longtemps. Je participe à un concours de débat oratoire où moi et mon ami Jeff affrontons la meilleure équipe en première ronde éliminatoire. Nous perdîmes, mais de l’avis de plusieurs, ce fut un des meilleurs débats vu à la fac et la finale s’était joué en première ronde. Cela ne nous empêchait pas d’être déçu.

Décembre

Je participe à l’un des congrès les plus palpitants de l’histoire politique du Canada : celui qui a vu élire Stéphane Dion a la tête du Parti libéral du Canada, le parti naturel du pouvoir. Les examens commencent pour de vrai et mon premier semestre s’achève. Me voilà prêt pour un nouveau semestre dès le 8 janvier.

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Transparence 101


Il ne faut être trop prompt à tomber à bras raccourci sur les Conservateurs. Bien qu’ils aient admis sur le bout des lèvres avoir contrevenu à la Loi électorale, après avoir omis de déclarer les frais d’inscription de leurs délégués lors de leur congrès de 2005 à Montréal, ce qui représente des centaines de milliers de dollars (voir le lien suivant), il reste que ce n’est pas la fin du monde. Peut-être pourront-ils maintenant réparer leurs erreurs, rembourser les “donateurs” pour leur trop-perçu et cesser de faire croire que le PC est le parti de l’imputabilité.

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Pour un Noël raisonnable

Non, je ne parle pas d’accomodement raisonnable au niveau de la religion. Suffit la religion. Je le fais juste pour Mère Nature, cette fois-ci.

Noël est à peine passé qu’on s’arrache pour les soldes du boxing day. On a dépensé à souhait, on s’est endetté à la limite et on n’est toujours pas assez satisfait. Est-ce vraiment la bonne façon de promouvoir les valeurs que devraient normalement véhiculer le temps des fêtes ?

La famille ? Où est-elle durant les longues heures de magasinage des fêtes ?
Le partage ? Et que pense-t-on des masses exploitées du tiers-monde qui produisent les biens que nous achèterons ?

Et que pense-t-on de l’environnement et de la surconsommation ? Je vous incite très fortement à y réfléchir d’ici Noël prochain. Je vois envoie de plus ce lien qui vous donne un certificat d’exemption de cadeaux de Noël pour les plus convaincus. Si c’est trop extrême, pourquoi ne pas vous arranger en famille pour ne faire qu’un échange de cadeaux, à raison d’un seul par membre ? Ça coute moins cher, c’est plus RAISONNABLE et vous aurez peut-être moins envie de revendre un cadeau décevant sur eBay.

Et finalement, pour le chrétien que je suis, c’est plus facile de se souvenir de cette façon qu’il y a 2000 ans, un petit enfant au destin extraordinaire est né dans une pauvreté crasse.

3 comments Jeudi, 28 décembre 2006

Les Joyeux Lurons : les têtes à claque de la politique

Écoutez-moi ça :

JE VEUX UN ANDRÉBOISCLAIRISATEUR !!! Allez visiter le site des Joyeux Lurons !

Add comment Mercredi, 27 décembre 2006

Mon Noël

25 décembre : Noël

Je suis revenu à Trois-Rivières de Québec vendredi soir à 6h30, après un premier semestre en droit. Un premier semestre qui fut palpitant : de la matière passionnante (jusqu’à présent, j’ai mis des points pendant des conversations du temps des fêtes sur les “i” sur deux sujets, soit l’adoption et le nombre maximal de patronyme admissible) et j’ai une belle gang d’amis (j’ai même une amie qui m’a déclaré son amour… fraternel; j’ai été son grand frère de la fac, m’a-t-elle dit… merci, c’est touchant, Marie. Et oui, on va se revoir.).

Mais voilà que nous sommes en vacances. J’arrive donc le 22 au soir. Mon papa vient me chercher au Cap-de-la-Madeleine avec mes soeurs Sophie et Pascale et on tente de le retenir un moment au centre d’achat pour que Lise ait le temps de finir les préparatifs pour son repas d’anniversaire (c’est le 24 décembre… il porte d’ailleurs le nom de Noël dans son acte de naissance).

Un bon rosbif nous est servi avec une petite coupe de vin et un gâteau DÉGEULASSEment bon et chocolaté concocté par ma moins petite soeur.

Le lendemain, c’est le temps de magasiner ses cadeaux de dernière minute. D’ailleurs, mes billets sur le dieu-argent sont une réaction, un témoignage sur ma haine vicérale des centres d’achats… surtout lorsqu’ils sont bondés par le temps des fêtes.

Mon poupa, qui travaille pour une usine achetée récemment par le groupe Saputo, s’est fait offrir une grosse boîte de fromages. On en achète quelques autres et on s’est fait une bonne dégustation de fromage et vin. Miam ! La veille de Noël, on mange un bon ragoût en famille et on va à la messe de minuit de 22h00 à la cathédrale des Trois-Rivières. Il était marrant de voir à quel point l’écrasante majorité de l’assistance avait oublié les rites liturgiques.

Il me reste encore deux fêtes familiales pour Noël et quelques autres pour le Nouvel An. Je vous souhaite un Joyeux Noël, à vous qui me lisez et bien de la joie et de la paix dans vos coeurs !

MG

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Qui invite-t-on à Noël ?

On a récemment beaucoup parlé de la petite contreverse qu’a suscité la formule de voeux pour Noël choisie par les trois chefs de partis de l’Assemblée nationale. Alors que MM. Charest est Boisclair ont préféré un “raisonnable” “Joyeuses fêtes”, M. Dumont aurait préféré, pour la première fois en une décennie, de souhaiter un “Joyeux Noël”… D’accord. Personellement, parfois je souhaite des joyeuses fêtes, d’autre fois, j’en ai après Noël.
Mais la formule (et Dieu seul sait que M. Dumont a le tour de la formule) ne m’importe que très peu. En fait, ma véritable préoccupation est de savoir si Noël va prendre un sens avec la formule, avec la fête marchande ou avec la petite place qu’il faut faire au fêté, Jésus lui-même.
Il est paradoxal que tant de foyers québécois fêtent le “raisonnable Joyeux Noël” sans même penser à ce sauveur qui nous est (encore) né. Allons, soyez réellement ouvert d’esprit, et accueillez dans vos vieilles maisons ce sauveur qui vient libérer du mal. Et c’est pour ça qu’il faut être joyeux ! Joie !
Sur ce, permettez-moi de vous souhaiter un Joyeux Noël…

4 comments Samedi, 23 décembre 2006

Oui, c’est une question sémantique

“Voyons donc, Max, c’est pas un débat sémantique, la nation québécoise. Tu iras lire le texte de Denise Bombardier (lien suivant) : il est très révélateur.”

D’accord, si ce n’est pas une question sémantique et que la question de la nation fait consensus, répondez à ces questions.

Qui appartient à la nation québécoise ?

a) Tout individu qui a son domicile au Québec;
b) Tout individu qui dit appartenir à la nation québécoise;
c) Tout francophone vivant au Québec
d) Tout francophone vivant au Canada (pourquoi pas ?… il y a bien des “Québécois” qui vivent en Ontario !)
e) Toutes ces réponses (?)

Pas facile ? Continuons

Quel est l’objectif recherché par la reconnaissance constitutionnelle de l’existence de la nation québécoise ?

a) Donner plus de pouvoir au Québec
b) Reconnaître un fait historique et sociologique
c) Répondre aux revendications du Québec

Si vous avec répondu a)

a) Quels pouvoirs ?
b) Savez-vous que c’est impossible, puisque le mot “nation” ne peut annuler le partage constitutionnel des compétences. Donc, le mot “nation” serait, ne vous choques pas, une coquille vide.
c) Le danger dans l’État autonome réside dans le fait que les députés fédéraux du Québec pourraient perdre de l’influence à Ottawa…

Si vous avez répondu b)

a) Donc, ce n’est pas urgent, on a su vivre sans;
b) Bien des faits historiques restent à reconnaître au Canada…
c) Suivant b), les nationalistes seraient-ils offusqués que toutes les provinces canadiennes se prévalent du droit d’être des “nations” ou des “sociétés distinctes”, ce qui est effectivement le cas ?

Si vous avez répondu c)

a) Seront-ils vraiment contentés ?
b) Et pourquoi ont-ils abandonnés le droit de veto en 1981 ?

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Morale : je n’ai aucun problème à reconnaître à bâton rompu que le Québec est une nation. Nous vivons sur le même territoire, parlant une langue commune et partageant une langue commune. Oui, les Québécois forment une nation au sens sociologique du terme.

Maintenant, on veut mettre ça sur un bout de papier. Parfais. Essayez de démêler toutes ces questions, de créer un consensus autour de ces réponses, de convaincre les Canadiens anglais en nous ouvrant à eux au lieu de tomber dans une anglophobie et dans une dynamique d’incompréhension qui ne sert pas les intérêts du Québec et de partir en nouvelles rondes constitutionnelles.

Mais c’est pas demain la veille qu’on identifiera le QUI et le POURQUOI.

6 comments Mardi, 19 décembre 2006

Amadinnejad et la shoah

Vous savez, peut-être en effet que la shoah n’est qu’un mythe. Que c’est encore un coup monté de la haute finance juive. Peut-être qu’Hitler, malgré ses fantasmes antisémites, n’a jamais envoyé des millions de personnes de confession juive dans les camps de la mort. Peut-être.

Partons donc de la prémisse que la shoah n’est qu’un mensonge. Le président de la république islamique d’Iran Mahmoud Amadinejad ne souhaiterait donc pas une seconde shoah, mais juste une première. Ses propos antisémites, haineux et violents sont condamnables au plus haut point.

Existence de la Shoah ou pas, son racisme est inadmissible. Et s’il trouve impensable que des millions de personnes puissent mourir au contact du Zyklon B, peut-être pourrait-il l’essayer lui-même ?

1 comment Dimanche, 17 décembre 2006

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