Archive for septembre 2006
Message subliminal
J’ai envie d’un commentaire des mes grands-parents qui sont, à mon information, des lecteurs assidus de mon blogue.
Bien à vous !
2 comments Dimanche, 24 septembre 2006
Briser les sollitudes
Si la reine d’Angleterre avait tenu de tels propos aux Écossais, ils auraient fait la souveraineté en 48 heures.
Telle est la réaction d’André Boisclair suite aux propos de tenus par la Gouverneure-générale du Canada dans une entrevue à la Presse Canadienne. Que lui reproche-t-on, au fait ? D’avoir décrié que les Québécois cherchaient trop à chercher des distinctions entre eux et les Canadiens-anglais.
En substance, elle plaide pour une plus grande collaboration. Oui aux initiatives de Québécois à l’étranger, mais il est singulier que pendant nous cherchons des ponts à construire avec les autres cultures du monde, nous tentons de déconstruire ceux que nous avons déjà avec nos compatriotes du Canada anglais.
Les Écossais feraient-ils la séparation pour un appel à l’unité et une décriation de “l’atomisation” de la société canadienne ? M. Boisclair ne fait que se couvrir de ridicule en extrapolant de la sorte.
Et non, madame Jean, contrairement à ce que M. Duceppe dit, il n’est nul besoin d’être élu pour plaider de grandes causes sur la tribune publique. Il ne suffit que d’aimer son pays et d’être convaincu, comme vous l’êtes.
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♪ Un trifluvien errant / Banni de son Cégep…♫
Mon premier texte n’avait même pas paru que déjà, des critiques s’élevaient contre moi. Pour certains, il est aberrant qu’un étudiant n’étant plus au Cégep de Trois-Rivières puisse tenir une chronique dans La Gifle. Bien que je ne sois plus étudiant chez vous depuis le mois de mai 2006 je trouve tout de même intéressant de pouvoir apporter une telle collaboration. Premièrement parce que je dois beaucoup au Cégep de Trois-Rivières et à son association étudiante. Deuxièmement parce que je vis présentement une réalité que plusieurs d’entres vous seront appeler à vivre : celle de faire des études universitaires à l’extérieur. Toutefois, je tiens à vous assurer que, suite à une entente à l’amiable entre moi et le rédacteur en chef de La Gifle, tout texte d’un étudiant remis à temps pour la date de tombée me sera préféré.
Je suis donc à l’université Laval, en permanence dans le pavillon De Koninck (DKN) et TOUS mes cours se dispensent au local 2F, un petit auditorium d’une centaine de places datant des années 60-70 et avec très peu de retouches depuis… Et ça coûte cher ! 1087$ de frais de scolarité, 600$ de livres, 45$ de carte de bus par mois et, heureusement, une maigre pension à payer puisque, pour la première année, je réside chez de la famille. Et après, certains vont arguer que les études ne coûtent pas si cher au Québec par rapport au gouvernement. Ne serait-ce pas une fierté, donc, que socialement, nous le restions ?
J’ai entendu, entre les branches, que votre association étudiante, de concert avec la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), avait l’intention de faire une campagne afin de sensibiliser les étudiantes et les étudiants aux frais de scolarité. Je vous invite fortement à vous informer de cet enjeu et participer aux campagnes y étant relié.
En effet, lorsqu’on vous dit qu’une hausse des frais de scolarité permettrait de hausser le montant accordé en prêts et bourses, posez-vous cette question : qui perdrait de l’argent, en bout de ligne, le gouvernement ou les étudiants ? Il m’apparaît évident qu’une hausse de prêts et bourses, pour le gouvernement, ne pourrait pas compenser les étudiants du trop-plein de frais de scolarité.
Je vous invite très fortement à aller rencontrer les membres de votre association étudiante et même, si vous êtes assez zélés, de leur demander l’étude de la FECQ sur le gel des frais de scolarité (profitez-en tandis que vous être membre d’une fédération nationale… Laval a désaffilié de la FEUQ l’an passé). Je vous invite également à poser des questions à vos élus. Demandez-leur, au provincial, s’ils appuient le gel des frais de scolarité et l’accessibilité aux études, ou au fédéral, s’ils veulent réinvestir en éducation postsecondaires (il manquerait 4,9 milliards de $). Les élu(e)s doivent se compromettre sur ce dossier très important pour nous, étudiant(e)s.
Ah oui, j’aimerais finalement conclure mon petit texte d’universitaire en lançant un clin d’œil à ceux qui songent poursuivre leurs études en droit : préparez-vous, l’initiation (non-obligatoire, malgré le fait que même les professeurs recommandent fortement d’y participer) est apocalyptique à Laval.
2 comments Vendredi, 22 septembre 2006
AAAAAAAAAAAAH !
Savez-vous à quel point il est stimulant de voir arriver la fin de semaine en sachant qu’elle me permettra, moyennant un effort de discipline incroyable, de travailler sur mon étude ? C’est horrible ! Courage, et tentons de ne pas faire trop de faces comme celle ci-contre, au risque de paraître lâche.
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Imaginez…
J’étudie le droit depuis maintenant trois semaines. Cela m’amène à avoir des idées “rébarbatives”. Par exemple, je pense à réécrire l’article 1 du Code civil du Québec comme suit :
Tout être humain[, dès sa conception], possède la personalité juridique; il a la pleine jouissance des droits civils.
Le texte en encart étant évidemment un ajout… Et cela changerait COMPLÈTEMENT les chartes des droits ou encore, seulement, l’article 3 du C.c.Q. :
Toute personne est titulaire de droits de la personnalité, tels le droit à la vie, à l’inviolabilité et à l’étigrité de sa personne (…)
Mon cours de droit des personnes est très instructif.
2 comments Mardi, 19 septembre 2006
Foi et raison – Soumission et déraison
Les propos du Pape Benoit XVI ont choqué biens des gens dans le monde musulman. Pourtant, pris dans leur contexte, ces paroles paraissent bien moins pire. En effet, le Pape, dans un discours (intégral en français) citait un empereur byzantin qui avait une forte mauvaise idée de l’Islam.
Il faut tout d’abord remettre les propos du Pape dans leur contexte. Comme on le sait, le Pape est parti en croisade contre le sécularisme des sociétés modernes. Rappelons qu’il a même déjà avoué admirer l’Islam pour sa vigueur religieuse. Dans son discours, qui portait essentiellement sur la philosophie et la théologie chrétienne, il maintenait ce qu’il a toujours dit depuis qu’il est devenu le chef temporel de l’Église : l’existence humaine ne peut s’expliquer que par la science. La morale ne peut être objective. Là était l’essence de son discours.
Or, pour introduire sa thèse, il proposait une perspective complètement opposée à celle en vogue en Occident. L’Islam signifie “soumission à Dieu” en arabe. Or, l’empereur byzantin, élevé dans la philosophie grecque, disait que “[p]our la doctrine musulmane , Dieu est absolument transcendant, sa volonté n’est liée par aucune de nos catégories, fût-elle celle du raisonnable.”
Pour Benoit XVI, la relation entre Foi et science est essentielle. Autant le monde physique doit être expliqué par la raison, autant la raison ne peut pas répondre à nos questions existentielles. Mais ces questions ne peuvent être répondues que dans une optique de foi aveuglée par l’irrationalité.
Est-ce pour de tels propos que les musulmans manifestent ? Où est-ce parce que des manipulateurs d’opinions et de religion ont cité les propos du Pape hors-contexte ?
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D’autres choses sans rapport
Dans la catégorie “kossins qui n’ont pas rap…”
Add comment Dimanche, 17 septembre 2006
Mon blogue est pour la vie
Quelle ne fut pas ma surprise, tantôt, en parcourant les liens du Blogue pour la vie de voir apparaître le lien menant à ma petite page. C’est que, dans ma propre liste de liens, j’ai OSÉ placer le petit tag faisant de mon blogue un blogue pour la vie.
Être pour la vie, c’est une façon soft de se dire contre l’avortement. En effet, au nom du droit aux femmes de disposer librement de leur corps, on renie aux feotus le droit d’exister. Rien, selon moi, ne devrait justifier le meurtre d’un être humain, qui plus est à cause de son extrême faiblesse. La Loi est très claire : elle nie la personalité juridique du feotus. Pourtant, je suis de ceux qui croit qu’un être humain le devient dès (l’heureux) moment de sa conception.
De plus, ces pauvres femmes se retrouvant enceinte contre leur gré devraient peut-être se rappeler que la relation sexuelle, chez tout être vivant, à un objectif de procréation. Même dans le cas d’un viol, l’amour que porte une mère pour son enfant en gestation devrait triompher sur la haine qu’elle ressent envers l’horrible malfaiteur. J’ai même déjà entendu l’histoire d’une femme qui préferait mourrir plutôt que de ne pouvoir mettre bas son enfant. Elle a d’ailleurs été canonisé…
Toutefois, je peux comprendre que l’avortement soit un moindre mal lorsque la vie de la mère est en danger. Toutefois, pensez à ceci : chaque année, des dizaines de milliers d’avortements sont pratiqués au Québec ENTIÈREMENT défrayés par l’État. Hors, un couple infertile devra débourser de sa poche une insémination artificielle (qui a des chances d’échec) ou une adoption. La vie n’est pas à l’ordre du jour de nos gouvernants…
4 comments Vendredi, 15 septembre 2006
Des élections échangistes
Ça sent les élections provinciales… et à chaque fois, elles hantent le chef du Bloc québécois, M. Gilles Duceppe. C’est que malgré tous les défauts que je peux leur trouver, les souverainistes en ont un qu’on ne peut leur nier : ils sont idéalistes. Ainsi, entre un salaire de député fédéral et la chance historique de faire partie du gouvernement qui fera la séparation, les souverainistes préfère la seconde option.
L’annonce du député bloquiste de Saint-Hyacinthe-Bagot Yvan Loubier de ne pas se représenter aux prochaines élections fédérales m’a occasionné un petit pincement de cœur. Non, ne riez pas, je suis sincère. C’est que mes racines maskoutaines (gentilité de Saint-Hyacinthe) ont refait surface. En effet, parmi tous les députés bloquistes, Yvan Loubier aura probablement un des plus intègres et des plus brillants. Ainsi, il s’est fait élire en 1993 et n’a jamais perdu son comté depuis (bien que ce soit normal puisque Saint-Hyacinthe est une ville très nationaliste et conservatrice). Critique des finances de son parti, il supplantait tous les fonctionnaires fédéraux lorsqu’il s’agissait d’évaluer les surplus fédéraux.
Mais son départ a été terni par ses intentions à peine voilée de devenir député provincial de Saint-Hyacinthe, détenu actuellement par le péquiste Léandre Dion. Serait-ce un autre député qui se fera montrer la porte à André Boisclair ? Je ne sais pas, mais ce qui est sur, c’est que d’un côté on a un Gilles Duceppe craintif de perdre ses meilleurs éléments à Ottawa, et de l’autre un André Boisclair soucieux de ne pas indisposer le Bloc mais qui a la volonté de se constituer une « équipe de rêve », dont certains membres se trouveraient actuellement sur les banquettes de la loyale opposition bloquiste de Sa Majesté (dont Loubier).
Normalement, une entente existe entre le Bloc et le PQ pour que ce dernier n’accepte pas de candidatures provenant d’Ottawa. Sauf que, tsé, c’est difficile dans pour un chef d’équipe, politique ou même sportive, de refuser un joueur étoile sous prétexte qu’il provient de l’équipe de ton meilleur chum.
Mais le pire pour Duceppe, ce n’est pas tant de voir ses députés partir mais de voir pour quoi ils partent. Alors qu’eux aspirent à des belles jobs de ministres en limousine, M. Duceppe semble être condamné à rester à la Chambre des Communes, chef d’un parti qui ne sait que naviguer sur le mécontentement et le mirage séparatiste. Surtout qu’André Boisclair, nonobstant le prochain résultat électoral, est en selle pour encore au moins 5 ans.
Ainsi, le Bloc s’ennuie. Bouchard l’avait dit : le Bloc était une mesure temporaire destiné à attendre le Grand Jour. Or, le Grand Jour n’arrive pas et le Bloc s’est métamorphosé en parti d’opposition perpétuel. Et malgré les discours visant à rappeler ad nauseam que le Bloc a son utilité, même les députés n’y croient plus. Ils s’en vont, laissant un Gilles Duceppe à son sort, lui qui ne peut pas quitter son poste, surtout après avoir refusé la couronne péquiste l’année passée, pourtant présentée sur un plateau d’argent…
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Horreur, peine et incompréhensibilité
J’aimerais tout d’abord commencé en pensant à cette jeune fille tuée par le tireur de Dawson College. Elle a été atteinte par neuf balles… c’est horrible de savoir qu’elle fut la victime d’un tel acharnement sans raison valable.
Pourquoi elle ? Parce qu’elle était trop belle, trop populaire, trop avenante ? Une “PREP”, quoi. Une catégorie de personnes honnies par Kimveer Gill, qui était un reclus social, quelqu’un qui en avait contre la société en entier, qui tentait de se conforter dans la grotesque idée que le monde était responsable de son malheur.
Je pense alors aux rejets (je l’ai moi-même été durant une bonne partie de ma vie), ceux à qui on ne veut pas parler de peur de faire rire de soi, de peur qu’on se fasse associé à ce gros boutonneux à broche et à lunettes-fond-de-bouteille zézayant. Êtes-vous coupable du rejet de quelqu’un ? Du moins, nous sommes tous complices du rejet de quelqu’un, quelque part. Pensez-y ne serait-ce qu’un moment.
Certains rejets finissent par s’en sortir, d’autres se suicideront et d’autres, exceptionnellement, “pètent au frette”, comme on dit. Ce fut tragiquement le cas pour celui qui se faisait appeler sur la Toile Fatality666.
Aurait-on pu éviter la mort de cette jeune Anastasia ? À mon avis, non. Elle était là au mauvais moment et au mauvais endroit, devant un tireur complètement déconnecté de la réalité. Ses beaux yeux n’auront probablement qu’excité le ressentiment de Gill vis-à-vis les “superficiel(le)s”.
De plus, Gill avait fait l’acquisition légale d’une arme semi-automatique afin de s’adonner à un loisir : le tir. Malheureusement, le tir sur des cibles en papier n’aura pas suffi. La police ne pouvait prévoir un tel acte, nonobstant ses billets sur son blogue. Un mandat d’arrêt n’aurait pu être obtenu et rien ne laissait croire qu’il agirait de la sorte, ce 12 septembre 2006. On ne peut échapper à la réalité en cherchant des “on-aurait-du et on-aurait-pu”. Cela ne ramènera personne à la vie.
Que nous reste-t-il à faire ? Prier, se confier à Dieu, lui demander de bien vouloir accueillir cette jeune fille morte trop jeune, et continuer notre vie, normalement, en ayant une pensée pour ces familles éplorées.
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