Archive for août 2006
Quand va-t-on aux urnes ?
On ne fait que spéculer, ces temps-ci, de la date des prochaines élections provinciales. Suivant la tradition, cette prérogative revient au Premier ministre, Jean Charest en l’occurence. Et ces temps-ci, il ne se passe pas une conférence de presse où les journalistes ne lui posent pas la question. Même que le PQ se prépare pour l’automne. Vous savez pourquoi ? Pour montrer à Jean Charest qu’ils (les péquistes) sont prêts pour la bataille et l’intimider tout en démontrant à la population que “l’impopulaire gouvernement libéral” s’accroche au pouvoir. C’est de bonne guerre.
Sauf que cela me surprendrait que M. Charest déclence les élections cet automne. Il a un dernier budget à remettre, quelques lois à déposer encore et des rounds de négo entre les provinces et le fédéral, dans l’espoir de trouver un accord pour remédier au déséquilibre fiscal. De plus, mon flair me dit que plus le temps avancera, plus André Boisclair aura le temps de se planter sur la question du référendum et plus le Premier ministre aura le temps de communiquer les bons coups de son gouvrernement.
Mais une autre variable vient brouiller les cartes : le gouvernement conservateur de Stephen Harper peut tomber à tout moment. Certains prédisent même sa défaite sur la ratification de l’accord sur le bois d’oeuvre. S’il survit, il est fort probable que dès le printemps, les libéraux, mené par leur nouveau chef (Dion ? Rae ?) tenteront de reprendre le pouvoir très rapidement.
Dans un tel contexte, Jean Charest ne pourrait pas déclencher des élections avant l’automne 2007, ce qui aurait comme effet vicieux de présenter le PLQ comme un parti qui s’accroche au pouvoir.
Bref, la prochaine année sera charnière. André Boisclair est pressé d’en découdre et le fédéral constitue la clé de plusieurs problématiques… que se passera-t-il ? À suivre
2 comments Mardi, 29 août 2006
Dégénération des valeurs qui ont construit l’Occident
Cet exemple démontre à quel point notre société est devenue déphasée. Par exemple, mon demi-frère de 23 ans évoquait le jour où, lui aussi, fonderait peut-être une famille. Sourire en coin, je lui ai souligné qu’il aurait intérêt à se dépêcher puisqu’avant 1939, il aurait été considéré comme un vieux garçon et que, s’il avait vécu en Nouvelle-France, ses parents auraient risqué une forte ammende s’il n’avait toujours pas convolé en justes noces avant ses 25 ans.
Archaïque, me direz-vous ? Et pourtant, cela faisait partie du cycle naturel de la vie. On naissait dans des familles nombreuses, on se mariait entre 16 et 20 ans et on donnait naissance à une nombreuse marmaille. D’autres entraient en religion. Certain(e)s allaient devenir de vieux garçons ou de vieilles filles. Ces dernières faisaient soit des maîtresses d’école, soit des servantes de presbytère.
Aujourd’hui, qu’est-ce qui est normal ? On change de partenaire (sexuel) aux 6 mois, on voit apparaître ici et là des familles recomposées et atypiques, un mariage sur deux échoue et on ouvre la porte aux familles dont les parents sont de même sexe. Les familles monoparentales sont de plus en plus fréquentes et connaissent plus souvent qu’autrement un état de pauvreté préoccupant.
Ne nous le cachons pas : les sociétés occidentales, en laissant dépérir la vocation naturelle et originelle de la famille, court à sa perte. L’institution familiale est à la base de toute société. Les premiers référents d’un enfant, ses premiers contacts avec ses congénères proviennent du milieu familial. Sans elle, la cohésion d’une société s’ébranle.
Or, aujourd’hui, l’avortement est un moyen de contraception accepté socialement. Le concubinage est la norme (alors qu’il y a cinquante ans, c’était considéré comme étant immoral et péché).
Et pour y gagner quoi ? Un individualisme et un consumérisme généralisé où le “tout, tout de suite, peu importe que ça dure, en autant que ça soit le fun” constitue les attentes de chacune et chacun.
Ne serait-il pas temps, en ce XXIe siècle, de s’arrêter sur les sois-disantes “libérations” du XXe siècle ? Sommes-nous plus heureux ? Sommes-nous plus libres ? Au contraire, nous ne sommes maintenant que plus cloisonnées dans un monde qui nous échappe de plus en plus.
Les valeurs de l’Église catholique sont peut-être, pour certains archaïques, lorsqu’elle parle de sexualité et de famille, mais je les considère de plus en plus comme un vent de fraîcheur en ces sombres temps. D’ailleurs, autant le XXe siècle a vu les religions céder au modernisme, autant celles-ci reprennent du poil de la bête depuis la chute des régimes marxistes et communistes.
1 comment Samedi, 26 août 2006
A new pope
Bon, d’accord, c’est pas la chose la plus brillante que je publierai sur ce blogue, mais ça décroche un sourire. À suivre, bientôt, un petit texte qui répond à un monsieur, ce matin dans La Presse, qui plaide pour que le Québec devienne un département d’outre-mer français.
Add comment Jeudi, 24 août 2006
"L’équipe du tonnerre" 3
Vous savez, lorsqu’on fait un film qui marche “full gros”, il arrive souvent que les producteurs décident d’en faire une trilogie. Ainsi, l’équipe du tonnerre de M. Lévesque a suivi, 16 ans plus tard, celle de M. Lesage de 1960. Aujourd’hui, M. André Boisclair, actuel chef du Parti québécois, promet une nouvelle équipe du tonnerre. (Vidéo de l’assermentation; allez à la minute 21… et évitez le discours de Malavoy.)
Donc, M. Boisclair fait un engagement : celui de présenter une équipe aussi talentueuse que celle de René Lévesque en 1976. Ce qui est sur, c’est que s’il réussissait à présenter une telle équipe, le général en chef ne semble pas avoir l’envergure de M. Lévesque…
Sauf que M. Boisclair semble aimer les démesures. C’est ainsi qu’il voit le gouvernement libéral comme étant néo-libéral et partisan du laisser-aller socioéconomique. Cela amène deux questions. (1) Est-ce que M. Boisclair est sérieux lorsqu’il dit que le gouvernement (Voir les réalisations 25 à 28)ne s’implique aucunement dans l’économie et (2) se porterait-il à la défense d’éléphants blancs (la Gaspésia, pour ne pas la nommer) ?
De plus, ses tentatives d’occulter son échéancier référendaire sont hypocrites. D’un côté, il martèle que l’éducation est sa priorité, mais que pour la réaliser, il faut faire un référendum. Où il ne se comprend pas dans ses priorités, ou il prend les Québécois pour des valises. Dans le cas d’une défait référendaire, irait-il ajouter l’injure à l’insulte en soulignant qu’en l’absence de victoire référendaire, il ne pourra pas honorer sa promesse de faire de l’éducation sa priorité no 1 ? On le sait, le PQ peut difficilement former de bons gouvernements car il est obsédé par son programme référendaire.
Bref, son manque de cohérence, d’idées claires et d’expérience fera de la prochaine brochette (sans jeux de mots, svp) de candidats une équipe sans général.
1 comment Mercredi, 23 août 2006
Le soviet des alcools et le vin de piquette au IGA
L’État soutient un système farfelu et honteux pour la vente de vin en épicerie. Farfelu parce qu’on a inventé des règles protectionnistes qui n’ont aucun avantage pour le consommateur. Honteux parce que le système profite à un petit groupe d’entreprises, qui ont leur ticket d’entrée dans les supermarchés et dépanneurs.
Dans sa chronique, Boisvert décrie le monopole qu’exerce la SAQ sur les vins vendus en épicerie. En effet, les vins d’épicerie, rappelle Boisvert, existe parce que la SAQ en a décidé ainsi. Mais bien entendu, elle ne peut pas laisser les IGA, Metro et Loblaws de ce monde vendre de bons vins qui risqueraient de lui faire compétition.
C’est ainsi que nous nous retrouvons dans une situation tout à fait hypocrite. D’un côté, on tente de se soustraire à certaines critiques en rappelant que la moitié de l’alcool vendu au Québec l’est par le biais des dépanneurs et épiceries (bière et vins (de piquette)), mais de l’autre, la SAQ conserve le monopole des vins de qualité ainsi que des spiritueux. Ça pourrait être pire, mais “à vivre dans ce système, on finit par le trouver normal”, nous dit-il.
À ce sujet, une étude de l’IEDM comparait le réseau québécois étatisé et centralisé avec celui de l’Alberta libéralisé et privé. Résultat : les Albertains paient leur alcool moins cher et ont plus de choix. (Afin de rester objectif, voici une autre étude qui est contre la privatisation. Un peu de sens critique vous amènera à rejeter de tels arguments.)
Nos politiciens désirent-ils encore défendre un réseau qui, bien que très accueillant, nous impose SES choix et SES prix en partenariat avec des entreprises PRIVILÉGIÉES ? Allons donc ! Il est grand temps de laisser aux entrepreneurs québécois le loisir de créer des magasins audacieux en matière de vente d’alcools.
1 comment Mercredi, 23 août 2006
Un autre nouveau départ
J’ai décidé de changer l’hôte de mon Blog. Précédemment avec MSN spaces, j’espère que Blogger m’offrira, dorénavant une interface moins lourde à supporter ainsi qu’une visibilité accrue.
Le but de ce blogue restera le même : publier mes opinions politiques liées à l’actualité et livre mes réflexions spirituelles. L’un n’attend pas l’autre ! Sur ce, au plaisir de vous revoir consulter mes futurs billets.
1 comment Mardi, 22 août 2006


